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En Afrique, 1432 milliards $ ont transité par Mobile money en 2025 (GSMA)


Rédigé le Lundi 30 Mars 2026 à 16:37 | Lu 14 commentaire(s)



En Afrique, 1432 milliards $ ont transité par Mobile money en 2025 (GSMA)

Le mobile money s’impose comme le principal outil d’inclusion financière en Afrique. Outre les paiements et les transferts de fonds, des produits d’épargne, de crédit et d’assurance sont de plus en plus proposés, notamment dans les sous-régions où les taux de bancarisation restent faibles. 

Environ 1432 milliards USD ont transité par les comptes de mobile money en Afrique au cours de l'année 2025, en hausse d'environ 27 % par rapport à 2024, selon un rapport publié le mardi 24 mars par l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA). Intitulé « The State of the Industry Report on Mobile Money 2026 », le rapport précise que le continent a capté environ 66 % de la valeur des transactions de mobile money réalisées à l’échelle mondiale, qui s’est établie à 2091 milliards USD (+23 % par rapport à 2024). 

L’Afrique a également enregistré environ 74 % du nombre de transactions de Mobile money répertoriées l’an passé dans le monde, avec environ 92 milliards de transactions (+16 % par rapport à 2024) sur un total de 125 milliards dans le monde. Le document révèle d’autre part que le continent héberge 52 % du nombre de comptes de mobile money recensés à l’échelle planétaire. Fin 2025, environ 1,2 milliard de comptes y étaient ainsi recensés (+18 % par rapport à 2024), sur un total mondial d'environ 2,3 milliards de comptes (+13 %).

De fortes disparités existent cependant entre les diverses sous-régions du continent africain, qui compte 187 services de mobile money actifs sur un total de 347 services dans le monde.

Le spectre des usages s'élargit

L’Afrique de l’Est tient le haut du pavé, avec 537 millions de comptes enregistrés et une valeur de transactions de 806 milliards USD en 2025. L’Afrique de l’Ouest (517 millions de comptes et une valeur de transactions de 498 milliards USD) arrive en deuxième position, devant l’Afrique centrale (128 millions de comptes et 105 milliards USD). 

Le mobile money demeure peu développé en Afrique du Nord (30 millions de comptes et une valeur de transactions de 15 milliards USD) ainsi qu’en Afrique australe (33 millions de comptes et une valeur de transactions de 8 milliards USD), en raison notamment des taux de bancarisation relativement élevés dans ces deux sous-régions. 

Le rapport souligne par ailleurs que l’utilisation des comptes de mobile money est devenue plus régulière sur le continent. Le nombre de comptes actifs sur une base mensuelle a progressé de 19 % par rapport à 2024 pour s’établir à 347 millions, soit environ 28 % du total des comptes recensés en Afrique.

Sur le plan mondial, la GSMA souligne que les usages du mobile money se sont beaucoup élargis ces dernières années pour englober, entre autres, les paiements marchands (155 milliards USD en 2025), le paiement des factures (99 milliards USD), les envois de fonds transfrontaliers (45 milliards USD) et les décaissements en masse, qui désignent l’envoi d’argent à un nombre important de bénéficiaires, comme les versements de salaires et les transferts sociaux (139 milliards USD). 

Des produits d’épargne, d’assurance et de prêt sont aussi de plus en plus offerts par les fournisseurs de services de mobile money, notamment en Afrique subsaharienne et en Asie.

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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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