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Adama Fall, coordonnateur de la cellule Pastef de Mbour 1 et conseiller municipal monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « gestion nébuleuse » du maire de Thies ouest Mamadou Djité.


Rédigé le Lundi 30 Mars 2026 à 15:51 | Lu 32 fois | 0 commentaire(s)



À Thiès-Ouest, la gestion municipale est au cœur d’une vive polémique. Adama Fall, coordonnateur de la cellule Pastef de Mbour 1 et conseiller municipal, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « gestion nébuleuse » du maire Mamadou Djité.
Lors d’une conférence de presse, Adama Fall a affirmé avoir constaté, dès le début de son mandat, un manque de transparence dans la gestion municipale. Il soutient avoir, à plusieurs reprises, alerté en interne sans obtenir de réponse satisfaisante. Selon lui, cette posture lui a valu des tensions avec l’exécutif municipal, allant jusqu’à une demande de démission et son exclusion des réunions du conseil municipal.
Face à ce qu’il considère comme une absence de dialogue, le conseiller municipal a décidé de porter le débat sur la place publique. Il évoque plusieurs cas qu’il juge préoccupants, notamment des soupçons de surfacturation et de détournement, un manque de transparence et des dépenses qu’il estime excessives.
Parmi les exemples cités, Adama Fall pointe une enveloppe de 25 millions de FCFA pour la construction d’une salle de classe à Mbour 2, ainsi que 7 millions de FCFA pour la réalisation d’un puisard dans le quartier Randoulène. Il s’interroge également sur une dépense quotidienne de 97 200 FCFA en carburant pour deux véhicules municipaux.
Le conseiller dénonce en outre des coûts élevés liés à l’organisation de séminaires, avec 16 425 600 FCFA pour 22 participants et 31 510 720 FCFA pour 30 participants. Il mentionne également un don de 10 millions de FCFA destiné à des lieux de culte, sans précision sur les critères d’attribution.
D’autres réalisations sont également mises en cause, notamment 44 millions de FCFA pour l’aménagement de jardins publics, 40 millions de FCFA pour un terrain de basket, 12 millions de FCFA pour un audit foncier toujours non réalisé et 159 millions de FCFA pour des travaux de trottoirs, dont il déplore le manque de transparence. Adama Fall a aussi mis en cause 150 millions de FCFA dépensés dans les travaux du Boulevard Barthimée.
À travers cette sortie médiatique, Adama Fall appelle à une gestion plus rigoureuse et transparente des ressources publiques locales. Pour l’heure, le maire Mamadou Djité n’a pas encore réagi publiquement à ces accusations. Une éventuelle prise de parole de sa part pourrait permettre d’apporter des éclaircissements sur les points soulevés.





Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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