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Thierno Alassane Sall sur les deux ans de Pastef : "Ils ont trahi la promesse faite au peuple"


Rédigé le Mercredi 17 Décembre 2025 à 00:31 | Lu 8 fois | 0 commentaire(s)



Thierno Alassane Sall sur les deux ans de Pastef : "Ils ont trahi la promesse faite au peuple"
"Ce qui devait être, aux yeux de nombreux Sénégalais, et même d’une partie de l’Afrique, la plus grande victoire politique du siècle, s’est transformé en une profonde désillusion". C'est le bilan que le patron de la République des valeurs (RDV) tire des deux ans de Diomaye au pouvoir. 
"Une victoire bâtie sur des promesses exaltantes : éthique, transparence, fraternité, égalité des droits, don de soi pour la patrie. Autant de valeurs brandies comme les fondements d’un nouveau projet de société", a dit Thierno Alassane Sall devant la presse. 
À l'en croire, très vite, la réalité a rattrapé le discours. "Ce qui se révèle aujourd’hui n’est pas une gouvernance tournée vers l’intérêt général, mais un petit clan, incapable de s’accorder sur la manière de diriger le pays, davantage préoccupé par la conquête et la conservation du pouvoir que par le sort des Sénégalais."
Une guerre au sommet de l’État sans précédent
"Pour la première fois dans l’histoire récente du Sénégal, une guerre larvée, ouverte et assumée s’installe durablement entre les deux têtes de l’exécutif. Une confrontation qui ne porte ni sur le devenir du pays, ni sur les attentes des étudiants, des travailleurs ou des familles éprouvées, mais sur une seule question : qui exercera réellement le pouvoir et qui sera candidat en 2029" accuse le député. 
Cette situation, dit-il , marque une rupture grave dans la tradition de stabilité institutionnelle du Sénégal, longtemps cité comme modèle, malgré les vicissitudes de son histoire politique. "Comme le rappelle un vieil adage, les hommes d’État pensent aux générations futures, les politiciens à leurs prochaines élections. Jamais cette maxime n’a semblé aussi actuelle. Aujourd’hui, au sein du Pastef, des plus instruits aux plus ordinaires, le débat central n’est pas le projet national, mais la prochaine échéance électorale", se désole-t-il.
Un pays à l’arrêt, une économie fragilisée
Cette crise politique permanente n’est pas sans conséquences selon toujours le député "Dégradations de notations, incertitude économique, frilosité des investisseurs, le pays est à l’arrêt. Le tourisme, les services, l’investissement privé, tous les secteurs sont affectés ». Il ajoute que l’incertitude est totale. Personne ne sait de quoi demain sera fait. Et dans ce climat délétère, au lieu de remettre le pays en marche, le pouvoir s’enferme dans des calculs politiciens".
Népotisme et licenciements massifs
 Par ailleurs, il mentionne "la brutalité sociale avec laquelle l’État traite ses propres citoyens. Des centaines, voire des milliers d’agents ont été licenciés dans des entreprises et agences publiques, souvent sans procédure claire, pour être remplacés par des proches du régime". Et de s'interroger : "Où est l’éthique ? Où est la fraternité ? Où sont les appels à candidatures promis" ? 
Des exemples précis sont cités : recrutements sans avis de vacance de poste, retour de « copains » venus de France, mise à l’écart de compétences sénégalaises reconnues. Des propos assumés, parfois même revendiqués, au nom de l’amitié militante. Des structures comme la Caisse des dépôts et consignations, Dakar Dem Dikk, l’Office des lacs du Sénégal ou encore des programmes de formation professionnelle sont évoquées comme symboles de ce népotisme institutionnalisé par Thierno Alassane Sall. Dans ces conditions, parler d’État de droit relève de l’utopie. Car sans le droit, le citoyen reste toujours plus faible que le pouvoir.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
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En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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