Menu
bestgroupes bestgroupes
bestgroupes

Santé : Le Sénégal célèbre une première journée mondiale du Lymphœdème et appelle à une prise en charge accessible


Rédigé le Samedi 7 Mars 2026 à 08:14 | Lu 3 fois | 0 commentaire(s)



Pour la première fois au Sénégal, la Journée mondiale du Lymphœdème a été célébrée ce vendredi 6 mars 2026 à la salle de conférence de l'Hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff. Sous le thème « Le passé, le présent et le futur de la prise en charge du lymphœdème », l'événement, organisé dans le cadre du Programme National des Maladies Tropicales Négligées (MTN) du Ministère de la Santé, a mis en lumière une maladie chronique encore trop méconnue, mais aux conséquences lourdes pour des milliers de Sénégalais.
 
Le lymphœdème est une affection vasculaire causée par un dysfonctionnement du système lymphatique, entraînant un gonflement progressif et douloureux des membres. Il touche plus de 250 millions de personnes dans le monde et se manifeste sous deux formes : primaire, d'origine génétique, ou secondaire, liées à des infections parasitaires comme la filariose lymphatique, reconnue comme Maladie Tropicale Négligée, à des cancers ou à des chirurgies.

Au Sénégal, la situation est préoccupante. Selon le Dr Mawdo Diop, angiologue et cardiologue à l'Hôpital Idrissa Pouye, le pays fait face à un « double fardeau » : le lymphœdème d'origine infectieuse et celui lié aux cancers, notamment du sein. 
Entre 2021 et 2025, plus de 2 500 cas ont été recensés, confirmés et pris en charge dans le cadre du programme MTN. Les cas liés aux cancers restent, eux, largement sous-documentés.
La question du coût du traitement est au cœur des préoccupations. Un traitement de dix jours peut dépasser 700 000 FCFA, un montant inaccessible pour la grande majorité des malades. « C'est une maladie chronique, on ne peut pas encore la guérir, mais on peut la maîtriser », a précisé le Dr Diop, qui souligne également le manque de disponibilité du matériel de bandage, essentiel à la prise en charge.

Une lueur d'espoir est venue du représentant du ministre de la Santé, Mamadou Diop, directeur de la Lutte contre la Maladie. Il a annoncé que le programme MTN est en discussion avec l’Agence Nationale de la Couverture Maladie Universelle (ANACMU) pour intégrer le lymphœdème dans le paquet de gratuité des soins. « L'espoir est permis, vu l'engagement du ministre et de l'État du Sénégal pour soulager ces patients », a-t-il déclaré, tout en rappelant les actions déjà menées : campagnes de sensibilisation, distribution massive de médicaments antiparasitaires et développement de solutions chirurgicales.

La cérémonie a aussi été marquée par la prise de parole poignante d'Aïssatou Mbodj, présidente de l'APALYSEN, association des personnes vivant avec le lymphœdème. Atteinte depuis 2009, elle a témoigné de la réalité quotidienne des malades : « Le lymphœdème ne touche pas seulement le corps, il éprouve aussi les familles." Elle a lancé un appel solennel à l'union, à l'information et à la solidarité : « Chaque geste compte. Chaque action peut transformer une vie. »

Cette première journée mondiale au Sénégal marque un tournant. Face à une maladie longtemps ignorée, patients, médecins et autorités sanitaires semblent désormais unis pour faire avancer la cause. Comme l'a affirmé Aïssatou Mbodj en clôture, « le lymphœdème n'est pas une fatalité. »



Nouveau commentaire :



Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



News

Suivez-nous
Facebook
Twitter
YouTube
Rss

Les plus récentes

Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


Emission Température du 29 / 12 / 2025 : La poste, relance et depart volontaire au menu


🔴BEST FM TV EN LIVE : EMISSION MAFATIHUL BICHRI AK OUSTAZ MOUSTAPHA SENE du 06 mars 2026