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Situation du pays : l’APR accuse le régime du Pastef d’« incompétence » et de reniements


Rédigé le Dimanche 11 Janvier 2026 à 01:43 | Lu 0 fois | 0 commentaire(s)



L’Alliance Pour la République (APR) a livré, ce 10 janvier 2026, une déclaration politique au ton particulièrement critique, dans laquelle elle dresse un constat alarmant de la situation nationale et met en cause la gouvernance du régime en place. Le parti a également tenu à rendre hommage aux victimes de l’accident survenu vers Farafegne.
Dans un communiqué rendu public à Dakar, l’APR s’est d’abord inclinée devant la mémoire des disparus, exprimant sa compassion aux familles endeuillées. Le parti dit prier « pour le repos de leur âme au Paradis », peut-on lire dans le document.
Sur le fond, l’APR estime que l’année 2025 restera comme l’une des plus éprouvantes pour les Sénégalais, évoquant une crise multidimensionnelle d’une gravité exceptionnelle. Les populations seraient, selon le parti, livrées à elles-mêmes face à une situation politique, économique, sociale et morale « à la limite de l’humainement acceptable », a-t-elle indiqué dans son communiqué.
Un pouvoir jugé incompétent et sans vision
Dans sa déclaration, l’APR accuse le régime d’avoir multiplié les reniements et les fautes de gouvernance au cours de l’année écoulée. Elle considère que 2025 aura été marquée par « toutes les forfaitures emblématiques de l’incurie d’un pouvoir désespérément incompétent », a-t-elle affirmé.
S’agissant de la tournée économique du Président de la République en Casamance, le parti d’opposition estime qu’aucun acte structurant n’en est ressorti. L’APR affirme n’y voir qu’une « appropriation des projets du régime sortant », peut-on lire dans le communiqué.
Le message à la Nation du chef de l’État est également critiqué. Selon l’APR, cette adresse n’aurait ouvert « aucune perspective capable de redonner de l’espoir aux Sénégalais », en dehors de l’annonce de réformes constitutionnelles par voie parlementaire, que le parti dit rejeter « avec la dernière énergie ».
Rejet des réformes institutionnelles et alerte sur la gouvernance
L’APR soutient par ailleurs que les difficultés du Sénégal ne relèvent pas d’un problème institutionnel. Le pays, qui a connu trois alternances démocratiques et pacifiques, souffrirait avant tout de difficultés économiques et sociales liées à une gouvernance jugée « en dessous des standards », a-t-elle fait valoir.
Dans ce contexte, le parti rejette toute idée de création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), estimant qu’elle n’a « aucune pertinence ». Selon l’APR, la CENA a toujours supervisé les élections « avec efficacité et neutralité », rappelle le communiqué.
Un réquisitoire contre l’Exécutif et le Premier ministre
Le parti dresse ensuite un tableau sombre de la situation du pays, évoquant un blocage économique généralisé, une diplomatie affaiblie, un système éducatif délaissé, une agriculture en crise et une flambée du chômage. Le quotidien des Sénégalais serait devenu « un enfer », avec un pouvoir d’achat en chute libre, souligne l’APR.
Le communiqué pointe également des tensions internes au sommet de l’État. Le pouvoir serait, selon l’APR, « miné de l’intérieur par une lutte mortelle entre les deux têtes de l’Exécutif », une situation qui traduirait son incapacité à gouverner efficacement.
L’APR vise particulièrement le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’elle accuse de faiblesses politiques et de dérives graves. Le parti affirme que ce dernier mènerait une « dangereuse entreprise de destruction des fondamentaux de l’État de droit », notamment à travers la judiciarisation de l’espace public, a-t-elle dit.
Justice, finances publiques et campagne arachidière
Dans le même document, l’APR appelle les magistrats de la Cour suprême à ne pas céder à ce qu’elle qualifie de « caprices du Premier ministre », l’accusant de vouloir porter atteinte à l’indépendance de la justice.
Le parti critique également la gestion de la campagne arachidière et les propos du chef du gouvernement sur les finances publiques. L’évocation d’une supposée « ingénierie financière » est qualifiée d’« inepte et néfaste », y voyant un aveu d’impuissance face à la crise actuelle, peut-on lire.
Un appel politique et une note sportive
En conclusion, l’APR estime que seule une alternance politique permettrait de sortir le pays du marasme. Vaincre le pouvoir du Pastef serait, selon elle, « la seule voie salutaire » pour répondre aux aspirations du peuple sénégalais, affirme le communiqué.
La déclaration se termine toutefois sur une note consensuelle. L’APR a félicité les Lions du football pour leur qualification en demi-finale de la CAN, un succès sportif qui, selon le parti, « donne du baume au cœur » des Sénégalais.
La déclaration est signée par le Secrétariat exécutif national de l’Alliance Pour la République, et datée du 10 janvier 2026 à Dakar.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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