Menu

Révision du procès Mame Mbaye Niang : Les avocats de Sonko révèlent de « nouveaux éléments » et dénoncent un mensonge d’État


Rédigé le Lundi 22 Décembre 2025 à 20:42 | Lu 12 fois | 0 commentaire(s)



Les avocats de l’actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, sont sortis de leur réserve. Face à la presse ce lundi 22 décembre 2025, ils ont levé le voile sur ce qu’ils qualifient de grave manipulation judiciaire ayant conduit à la condamnation pour diffamation de leur client en 2023 ; une décision qui l’avait, à l’époque, écarté de la course à la présidentielle.
Au cœur de leurs révélations : « l’existence avérée du rapport du PRODAC », pourtant déclaré inexistant par l'accusation et la justice lors du procès initial.
Une célérité judiciaire « unique dans les annales »
D’emblée, les conseils de M. Sonko ont fustigé les conditions du procès de 2023. Me Macodou Ndour a dénoncé un enchaînement judiciaire « unique dans les annales », soulignant une vitesse d'exécution inhabituelle.
« En plus de trente ans de pratique, je n’ai jamais vu un procès pour diffamation jugé en première instance et confirmé en appel avec une telle célérité. L'appel a été jugé alors qu'il n'était même pas encore enrôlé », a-t-il martelé. Selon la défense, la peine de six mois avec sursis n'était pas un hasard : elle correspondait au seuil exact pour rendre Ousmane Sonko inéligible.
Le rapport du PRODAC : « Un mensonge par omission »
Le fondement de la condamnation reposait sur une affirmation : le rapport du PRODAC cité par Ousmane Sonko n'existerait pas. Aujourd'hui, les avocats affirment détenir la preuve du contraire. Le document aurait été signé, approuvé et archivé dès 2018.
« La condamnation de notre client repose sur un mensonge positif. On a soutenu devant les juridictions que ce rapport n’existait pas, alors qu’il met en cause des responsabilités clairement identifiées », a déclaré Me Ndour.
Suite à cette découverte, une commission spéciale composée de hauts magistrats a été saisie. Après examen, elle a rendu un avis favorable à la révision du procès, estimant que ces éléments nouveaux font naître un « doute sérieux » sur la culpabilité du Premier ministre.
Balayant les critiques, la défense a précisé que la loi d’amnistie ne peut bloquer cette révision. La procédure de révision est encadrée par une loi organique, supérieure à la loi d'amnistie. De plus, les avocats rappellent que la condamnation civile (200 millions de FCFA) est toujours exécutoire, justifiant ainsi la nécessité de blanchir totalement leur client.
Vers un nouveau procès et des réparations
Si la Cour suprême juge la demande recevable, l’affaire sera renvoyée devant une nouvelle Cour d’appel. En cas de relaxe, Ousmane Sonko pourrait demander des dommages et intérêts pour condamnation injustifiée. Les avocats n'excluent pas non plus de poursuivre les auteurs de ce qu'ils considèrent comme une « dénonciation calomnieuse ».
Pour la défense, ce dossier dépasse le cas personnel d'Ousmane Sonko : « Le préjudice est incommensurable. Des millions de Sénégalais ont été privés de leur droit de choisir librement leur candidat », a conclu Me Macodou Ndour.
SENEWEB



Nouveau commentaire :



Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



News

Suivez-nous
Facebook
Twitter
YouTube
Rss

Les plus récentes

Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


Emission Température du 29 / 12 / 2025 : La poste, relance et depart volontaire au menu


Best Fm Tv en Live : Emission Jottayu Mouride Sadikh du 11 juillet 2025 par imam Abdoulaye thiam