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Pour une Casamance Moteur de la Dédakarisation : De la Reconstruction à la Souveraineté Territoriale


Rédigé le Lundi 22 Décembre 2025 à 06:43 | Lu 9 fois | 0 commentaire(s)



“Alors que le Chef de l'État entame une tournée économique décisive en Casamance et que les premiers résultats du « Plan Diomaye » (46 % d’exécution) montrent une volonté réelle de panser les plaies du passé, je choisis de prendre la parole. Non pour m'opposer, mais pour proposer.
Il y a des années, sur la place Émile Badiane à Bignona, j'avais théorisé la « Dédakarisation ». Ce concept n'était pas un cri de révolte contre la capitale, mais un appel à l'équité pour la Nation. Aujourd'hui, face aux enjeux de la paix définitive et du retour des déplacés à Nyassia et ailleurs, je réaffirme que la solution pour la Casamance ne réside pas seulement dans l'assistance, mais dans la responsabilisation.
Le Sénégal ne se développera pas si la Casamance reste une « urgence » à gérer depuis Dakar. Elle doit devenir une « solution » pour le Sénégal tout entier.
C’est pourquoi, au-delà des infrastructures et de l’aide au retour, je soumets à la Nation et à son Président trois propositions concrètes pour faire de la Casamance le laboratoire de la Dédakarisation et de l’émergence territoriale.
1. La Dédakarisation Institutionnelle : Délocaliser pour mieux gérer

L'État ne doit pas seulement « visiter » la Casamance, il doit y « résider ». Je propose le transfert effectif et permanent des sièges de certaines structures nationales stratégiques vers Ziguinchor et Sédhiou.
Pourquoi l’ANRAC ( Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance), ou les directions liées à l’écotourisme et aux eaux et forêts, seraient-elles encore basées à Dakar ?
* Proposition : Faire de Ziguinchor la Capitale Agricole et Touristique du Sénégal.
Concrètement, cela passe par l'installation physique des directions nationales de l'Horticulture et de la Promotion Touristique dans la région. Ce signal fort créera un écosystème de décision local, réduira la bureaucratie dakaroise et rapprochera l'administration des réalités du terrain — à l'image du récent projet agro-industriel de 10 000 ha avec la coopération italienne.
2. Une Zone Franche Écologique et Solidaire (ZFES)

Le retour des populations déplacées, comme noté à Nyassia, est fragile. Pour le pérenniser, il faut une économie de sédentarisation massive.
* Proposition : Créer un statut fiscal d'exception pour les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.

Toute entreprise qui s'y installe et transforme les produits locaux (noix de cajou, mangues, produits halieutiques) sur place — sans les expédier bruts vers Dakar — bénéficiera d'une exonération fiscale totale pendant 10 ans. L'objectif est de passer d'une logique de "cueillette et transport" vers la capitale, à une logique d'industrialisation au cœur du terroir.
3. Le Service Civique National pour la Reconstruction

La paix se consolide par le brassage. Les cicatrices du conflit et des mines ne doivent pas être l'affaire des seuls Casamançais ou de partenaires étrangers.
* Proposition : Instituer un Service Civique de Reconstruction.

Que des jeunes de Saint-Louis, de Thiès, de Louga ou de Matam viennent passer six mois en Casamance pour participer aux travaux communautaires (reconstruction des cases à Nyassia, réhabilitation de l'éco-musée, reboisement). C’est ainsi, en mêlant nos sueurs, que nous bâtirons une fraternité indestructible. La paix ne se signe pas seulement sur du papier, elle se construit par le travail commun.
Le « Plan Diomaye » est un pas nécessaire, un pansement sur une plaie ouverte. Mais mon ambition pour le Sénégal, mon ambition pour la Casamance, c'est la guérison complète et la marche vers la puissance.
Que la Casamance ne soit plus regardée comme une région à aider, mais comme le modèle de ce que chaque terroir du Sénégal peut devenir : libre de ses contraintes, maître de ses richesses, et pilier de la stabilité nationale.
C'est cela, la véritable Dédakarisation. C'est cela, un destin sénégalais accompli.”
Talla SYLLA
Thiès, le 20 décembre 2025



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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