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Pastef : le changement... en pire l’alternative n’est plus une option, elle est une urgence (Par Aly Bathily, République des Valeurs - France)


Rédigé le Mardi 29 Juillet 2025 à 05:53 | Lu 39 fois | 0 commentaire(s)



Depuis plusieurs semaines, les Sénégalais assistent, incrédules, à un spectacle affligeant : une guerre ouverte, presque théâtrale, entre deux institutions régaliennes de notre République, en l’occurrence la Présidence et la Primature. Cette opposition n’a rien de fortuit ; elle est le fruit mûr d’un affrontement latent, désormais livré au grand jour.
  Nul besoin d’être fin analyste pour comprendre que les germes de cette discorde ont été semés de longue date. Les assauts répétés, souvent publics, contre le Président de la République, émanent non pas de l’opposition, ce qui relèverait du jeu démocratique, mais de son propre camp. Oui, ce sont bien ses camarades de parti, ses soutiens de circonstance, qui se sont chargés de saper méthodiquement l’autorité présidentielle, de désacraliser la fonction suprême, et de jeter l’opprobre sur l’institution qu’elle incarne.
  L’histoire retiendra que des figures de proue du parti au pouvoir, aujourd’hui adoubées par le pôle d’influence rival, n’ont pas hésité à critiquer avec une rare violence les décisions du Chef de l’État, notamment en matière de nominations. Silence assourdissant dans les rangs. Aucun responsable, aucune conscience politique mûre, n’a eu le courage de mettre fin à cette pantalonnade institutionnelle. Pas même le Président de la République lui-même, réduit à observer, impuissant, le démantèlement symbolique de son autorité.
  Mais le sommet de l’absurde fut atteint lorsque le « guide » de la faction rivale, que ses affidés élèvent au rang de divinité terrestre, s’est autorisé à déclarer publiquement que « le Sénégal souffre d’un profond problème d’autorité ». Par cette sentence, il donnait le coup d’envoi à une escalade de tensions, d’autant plus préoccupante qu’elle est attisée chaque jour par les pyromanes eux-mêmes, habillés en pompiers.
  L’incendie continue donc de couver sous les yeux du peuple. Personne n’ose dire au « dieu vivant » : STOP !
Pire encore, l’un des députés les plus véhéments de cette faction s’est permis d’assimiler une visite diplomatique du Chef de l’État dans un pays frère de la sous-région à une entente néocolonialiste. Quel affront !
  Et comme si cela ne suffisait pas, le porte-parole de la Présidence de la République, sommé de justifier ses propos lors d’une interview, a dû se livrer à un exercice de contrition publique.
Son crime ? Avoir osé paraître irrévérencieux à l’égard du « dieu sur terre ».
Son châtiment ? Un lynchage numérique orchestré par les zélateurs d’un culte de la personnalité inquiétant et grotesque.
  Pendant ce temps, le navire Sénégal déjà lézardé, fissuré de toutes parts, pour reprendre l’expression même du ministre des Finances, dérive sans cap. Les « falourdes » de bois mouillées évoquées par le Président de l’Assemblée nationale ne sauraient, même exposées au feu de la Géhenne, s’embraser pour ranimer un quelconque espoir collectif.
  Le régime de l’esquive et de la diversion
Loin de répondre aux urgences vitales du pays : 
précarité galopante ;
système de santé moribond ;
jeunesse désœuvrée ;
universités à bout de souffle ;
agriculture sinistrée ;
chaos urbain ; 
pression démographique ; 
urgence climatique et environnementale ;
les tenants du pouvoir n’ont qu’une parade : détourner l’attention du peuple. Leur stratégie ? Faire diversion. Leur arme ? Une pseudo-rivalité fratricide savamment orchestrée, dans le but de masquer leur faillite.
  Car oui, le régime Pastef, si prompt à dénoncer hier, fuit aujourd’hui ses responsabilités.
  Durant dix longues années, ils ont abreuvé le pays de slogans creux : Porozet , Riptiir, Néméku Tour, Wër Ndomb, Sunu 400 000, France dégage, Solutions, Système… Aujourd’hui au pouvoir, ils se heurtent à leur propre vacuité. Pris dans le piège de leurs illusions, ils abandonnent les Sénégalais à un marasme économique sans précédent, tout en se livrant à des querelles intestines indignes de la gravité du moment.
  Je lance un appel solennel aux forces d’opposition : ne cédez pas au traquenard ! Ce cirque ne nous concerne pas. Cette foire d’empoigne n’est qu’un écran de fumée, une mise en scène destinée à dissimuler un vide abyssal : l’absence de vision, de compétence et, surtout, de SOLUTIONS.
  Des milliards introuvables, une gouvernance introuvable
  Qu’on ne s’y trompe pas : cette majorité n’est pas seulement en panne d’idées. Elle est aussi en déficit de transparence. À ce titre, une question simple mérite une réponse claire : où sont passés les 35,9 milliards de FCFA manquants dans le rapport d’exécution budgétaire du premier trimestre 2025 ?
  Prévenons leur réflexe de déni habituel : les chiffres sont tirés du schéma Excel camembert, page 23, du rapport officiel d’exécution budgétaire du premier semestre 2025.
  Selon ce document :
    La dette globale des 176 organismes parapublics s’élève à 792,88 milliards FCFA, répartie en :
        Dette d’exploitation : 262,67 milliards FCFA ;
        Dette bancaire : 530,21 milliards FCFA.
  Mais plus loin, la même dette d’exploitation est annoncée à 226,77 milliards FCFA, répartie comme suit :
      Fournisseurs : 150,76 milliards
    Fisc : 54,18 milliards
    Cotisations sociales : 21,83 milliards
  Alors, quelle est la vérité ? 262,67 milliards ou 226,77 milliards ?
Ce flou n’est pas technique, il est politique. Et il est inacceptable.
  Pour une alternative de vérité et d’espoir
  L’heure est grave. Il est temps d’opposer à ce régime la rigueur des faits, la constance de la vérité, et la clarté d’un projet alternatif. Une alternative capable de redonner souffle à nos compatriotes, de restaurer la dignité de la République, de remettre le Sénégal sur les rails de la justice sociale, de l’efficacité publique et de l’espérance collective. Il faut réenchanter le Sénégal.
Que nul ne s’y trompe : l’histoire jugera. Et elle jugera sévèrement ceux qui, par incompétence ou par égo, auront préféré le vacarme des intrigues à la noble charge de gouverner.
  Aly BATHILY
Coordonnateur de la République des Valeurs/Réewum Ngor - France





Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »






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