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Ni jeûne, ni prière, mais une foi inébranlable : L'incroyable dévouement des Baye Fall pour le Ramadan


Rédigé le Mardi 17 Mars 2026 à 12:01 | Lu 23 fois | 0 commentaire(s)



Comme si leur vie en dépendait, des milliers de disciples d'une communauté musulmane sénégalaise singulière se dévouent dans une ferveur électrique à leur mission du jour: préparer des plats pour la rupture du jeûne des fidèles en ce mois de ramadan, un des fondements de leur spiritualité presque sans équivalent dans l'islam.
On les appelle les "Baye Fall". Ils appartiennent à l'influente confrérie mouride au Sénégal, pays majoritairement musulman. Leur pratique de l'islam ne ressemble cependant à celle d'aucune autre communauté musulmane.
Pour la plupart, les "Baye Fall" ne prient pas et ne jeûnent pas, deux préceptes fondamentaux parmi les cinq piliers de la religion.

Ils se distinguent aussi par leur apparence détonante, portant des dreadlocks, des tenues multicolores en patchwork ou de nombreux accessoires présumés mystiques.
Comme à chaque mois de ramadan, les Baye Fall organisent des journées festives de préparation et de distribution d'iftar à Touba (centre) et sont des milliers à affluer dans la capitale du mouridisme.
Don de soi
La ferveur règne dans la vaste cour de la maison de leur khalife et aux alentours qui fourmillent de monde en cette matinée de mars, malgré une poussière et une chaleur étouffantes.
Organisés en groupes, les "Baye Fall" s'affairent avec dévouement et dans une grande fraternité, baignant dans la fumée des bois de chauffage et des effluves des mets cuisinés.
Abattage du bétail, préparation des repas, coupe du bois de chauffage, ramassage des ordures, lavage de la vaisselle... Hommes et femmes, jeunes et vieux, chacun se donne à fond.
Offrir des iftars aux fidèles compte - tout comme le travail acharné, le don de soi au service de la communauté, l'évocation répétée du nom de Dieu - parmi les fondements de la foi Baye Fall, explique à l'AFP un des descendants du guide, Abo Fall.

Il s'agit d'un "islam soufi mystique où chaque tâche, chaque devoir accompli représente un acte spirituel", décrypte Doudou Mané Diouf, auteur d'un ouvrage sur leur guide intitulé "Mame Cheikh Ibrahima Fall, itinéraire de l'homme d’action de Cheikh Ahmadou Bamba".
Cette voie quasi unique dans l'islam a en effet été révélée il y a plus d'un siècle par Mame Cheikh Ibrahima Fall (1855-1930) dit "Lamp Fall" (lumière, en français), un des premiers disciples de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme.
Depuis, le "Bayefallisme" ne cesse d'attirer de nombreuses personnes à travers le pays et même à l'étranger.
Selon les récits et témoignages retraçant son cheminement, Lamp Fall avait consacré sa vie au service de son marabout et négligeait sa propre personne.
Ses fidèles racontent qu'il refusait toute forme de jouissance, ne se coiffait pas, ne changeait jamais ses vêtements qu'il raccommodait régulièrement avec des bouts de tissus pour les garder en état. C'est ainsi qu'est née l'identité "Baye Fall", avec dreadlocks et tenues bariolées.
Son apparence était aussi une façon d'"affirmer sa culture africaine", dans un contexte marqué par la colonisation, explique M. Diouf.

Né et ayant grandi en France dans une famille sénégalaise "Baye Fall", Adam Khadim est récemment rentré dans son pays d'origine pour mener ses projets et vivre pleinement sa foi. Ce qui lui procure un sentiment de "bien-être", même si c'est une voie "assez difficile parce qu'il y a beaucoup plus de devoirs que de droits".
Fièvre
Alors qu'il est bientôt temps d'acheminer les mets contenus dans de grands bols vers la maison du Khalife général des mourides d'où ils seront ensuite distribués, la fièvre monte d'un cran.
Un groupe de "Baye Fall" entonne en choeur des chants religieux. Serrés les uns contre les autres tout en avançant en forme de cercle, leur mouvement s'agrandit au fur et à mesure. Les décibels montent encore plus fort vers le ciel, couvrant tout le bruit de l'agitation des alentours. Leurs visages perlent de sueur. Certains disciples semblent être pris de transe.
Venu de la région de Saint-Louis (nord), Cheikh Ibra Fall Baye Dieye, qui porte le nom de son guide, dit ressentir "tout le bonheur du monde" devant cette effervescence. "Pour nous, ces moments remplacent le jeûne et sont donc très importants. On se retrouve avec soi-même", confie-t-il, vêtu d'un boubou jaune-noir en patchwork.
Intégrer la voie "Baye Fall" exige de se conformer à certaines règles comme prêter allégeance à son marabout ou exécuter toutes ses consignes. Les personnes doivent accepter de suivre une formation spirituelle auprès de ce dernier pour apprendre une philosophie et un rituel de vie.
A Touba, les "Baye Fall" jouent un rôle central lors des grands évènements religieux qui rassemblent souvent des millions de personnes: ils s'occupent du service d'ordre, de la propreté de la ville, préparent les repas et contribuent aux dépenses en organisant des collectes d'argent auprès des populations.
Ils sont également connus pour être des agriculteurs expérimentés et promeuvent un mode de vie respectueux de l'environnement.
En dépit de tout cela, ils sont souvent mal compris au Sénégal et font l'objet de critiques à cause de leur différence.
"On est assez particulier dans nos pratiques et ça peut créer un peu de confusion et d'incompréhension", reconnait Adam Khadim, assurant toutefois que cette différence est "assumée".
Auteur: AFP





Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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