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Gaz du Sénégal : l’APR accuse Ousmane Sonko de “travestir la vérité” et démonte ses déclarations


Rédigé le Lundi 16 Mars 2026 à 03:23 | Lu 4 fois | 0 commentaire(s)



L’Alliance Pour la République (APR) est montée au créneau pour contester les récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko sur la gestion des ressources gazières et la situation économique du pays. Lors d’une conférence de presse, les responsables du parti ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « contre-vérités » visant à ternir le bilan du régime de l’ancien président Macky Sall.
D’emblée, les responsables de l’APR ont rappelé que le Sénégal dispose d’un potentiel gazier important susceptible de transformer durablement son économie et de renforcer sa souveraineté énergétique. Toutefois, ont-ils insisté, cette souveraineté ne saurait se construire à travers « des discours politiques ou des proclamations éloignées de la réalité ».
L’APR a particulièrement réagi aux propos du Premier ministre concernant le projet gazier Yakkar‑Teranga. Selon le parti, il est inexact d’affirmer que l’État du Sénégal aurait repris ce projet à la suite d’une renégociation.
D’après les responsables de l’APR, les compagnies pétrolières impliquées ont plutôt décidé de se retirer faute de partenaires pour développer le projet. La major britannique BP s’était déjà concentrée sur le développement du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), dans lequel plusieurs milliards de dollars ont été investis. Par la suite, la société Kosmos Energy aurait également quitté le projet après avoir échoué à trouver de nouveaux partenaires.
« Le bloc redevient simplement libre. Il n’y a eu aucune renégociation », ont soutenu les responsables du parti.
Selon eux, l’enjeu pour le Sénégal est désormais d’attirer un grand groupe pétrolier capable d’investir environ cinq milliards de dollars afin de développer le projet, avec un modèle combinant alimentation du marché national et exportation de gaz naturel liquéfié.
Polémique autour du secteur de la cimenterie
L’APR a également répondu aux critiques formulées par le Premier ministre sur le secteur de la cimenterie. Les responsables du parti affirment que les avantages accordés aux entreprises du secteur résultaient simplement de l’application du code minier et du code des investissements, en raison du caractère stratégique de cette industrie.
Ils rappellent que l’année 2026 avait été retenue comme échéance pour la fin du régime minier applicable aux cimentiers, notamment pour la société Dangote Cement, conformément aux dispositions prévues après quinze années d’exploitation.
Concernant le projet gazier GTA, l’APR souligne qu’il s’agit d’un projet commun entre le Sénégal et la Mauritanie. Toute décision relative au contrat d’unitisation doit donc être prise conjointement par les deux États partenaires.
Pour les responsables du parti, la crédibilité d’un pays dans l’industrie pétrolière et gazière repose avant tout sur la stabilité de ses règles et le respect de ses engagements contractuels.
Au-delà de ces questions sectorielles, l’APR a dressé un tableau critique de la situation économique actuelle. Selon le parti, plusieurs indicateurs témoigneraient d’une baisse de l’emploi salarié et d’une fragilisation du tissu industriel, notamment dans l’industrie manufacturière et les services.
Les responsables de l’APR estiment que le climat politique actuel et les tensions autour de la gouvernance contribuent à créer un environnement d’incertitude susceptible de décourager les investisseurs.
« Chaque emploi perdu fragilise une famille et chaque industrie qui disparaît réduit la capacité du pays à créer de la valeur », ont-ils déclaré.
L’APR appelle ainsi à une gouvernance axée sur la stabilité institutionnelle, la confiance économique et la valorisation durable des ressources naturelles du pays.

 





Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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