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Fass Boye dans l’angoisse, après la disparition d’une pirogue de migrants


Rédigé le Lundi 5 Janvier 2026 à 16:50 | Lu 7 fois | 0 commentaire(s)



Les habitants de Fass Boye vivent depuis plusieurs jours, dans une angoisse liée au sort de certains des fils de ce village du département de Tivaouane (ouest), embarqués dans une pirogue de migrants, dont on est sans nouvelle depuis le 5 décembre dernier, informe l'Aps.
Dans ce village de pêcheurs caractérisé par de forts liens de parenté, toutes les familles se sentent fortement concernées par le sort de cette embarcation partie des côtes gambiennes, dans l’espoir de rejoindre l’Europe.
Les habitants, dans l’attente de recevoir des nouvelles de l’embarcation dans les meilleurs délais, essaient de se soutenir du mieux qu’ils peuvent, avec la foi comme refuge ultime.
Il n’empêche que l’attente est devenue éprouvante, insoutenable même, en raison de l’absence de la moindre information concernant le sort de cette pirogue, dans laquelle ont également embarqué des jeunes d’autres villages de la commune de Darou Khoudoss.
Selon des informations recueillies sur place par le reporter de l’APS, plusieurs jeunes des villages de Darou Ndiaye, Diogo et Khonk Yoye, font aussi partie de l’embarcation.
La pirogue a quitté la Gambie le 5 décembre, et jusqu’à présent, nous sommes sans aucune nouvelle de l’embarcation”, a confié Mamour Bâ, un habitant de Fass Boye.
Comme Mamour Bâ, les habitants de Fass Boye, pour la plupart, disent vivre des journées particulièrement difficiles, marquées par une angoisse permanente et un sentiment d’impuissance quant au sort des jeunes convoyés par cette pirogue.
Les habitants sont particulièrement émus par le sort d’une mère de cinq enfants – trois garçons et deux filles -, Aminata Boye, dont la situation est vécue comme un drame familial et communautaire.
Les autorités religieuses et coutumières du village, conscientes de tout le soutien qu’elles peuvent apporter aux familles très éprouvées, organisent régulièrement des séances de prières, dans l’espoir d’un dénouement heureux.
La solidarité communautaire s’est parallèlement renforcée, des familles se relayant pour apporter un soutien moral aux proches des migrants, pendant que les initiatives de recueillement collectif se multiplient.
Cette nouvelle alerte ravive, par ailleurs, les inquiétudes liées à la persistance du phénomène de l’émigration irrégulière dans cette zone, où malgré les campagnes de sensibilisation, de nombreux jeunes et adultes, au risque de leur vie, continuent de prendre les routes maritimes pour rejoindre l’Europe.
Les risques encourus sont pourtant largement documentés par les nombreuses campagnes de sensibilisation menées auprès des communautés, surtout dans les zones de départ comme Fass Boye.
Dans l’attente d’informations fiables, les habitants s’accrochent au moindre signe censé rassurer, tout en redoutant le pire, dans un contexte où l’angoisse monte jour après jour.
APS



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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