Le lancement de la Chambre de commerce
La diplomate, qui annonce le lancement de la Chambre de commerce britannique ce 27 avril, y voit « à la fois l’aboutissement d’un partenariat économique en plein essor et un tournant stratégique ». Selon l’interlocutrice du quotidien du Groupe futurs médias, cette institution « offre un cadre unique pour accélérer l’investissement britannique au Sénégal, renforcer le dialogue public-privé et réaffirmer l’engagement des entreprises ». Elle précise d’ailleurs que l’objectif est de « passer d’un rôle de donateur à celui de partenaire et d’investisseur, en accompagnant les priorités africaines ».
Énergie et Infrastructures : des projets structurants
Cette dynamique est particulièrement visible dans le secteur énergétique, où le Royaume-Uni s’impose comme le premier investisseur étranger. Près de 1 639 milliards sont mobilisés dans le cadre du Fonds mobilisés via le Partenariat pour une Transition Énergétique Juste (JETP) pour atteindre 40 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, tandis que 18 milliards ont été investis dans des centrales solaires, notamment à Bokhol. Le port de Ndayane est également présenté comme un projet structurant capable d’augmenter le PIB de 3 % et de générer environ 22 000 emplois à l’horizon 2035.
Dans le secteur de la santé, environ 100 milliards ont été mobilisés pour l’usine de vaccins MADIRA à l’Institut Pasteur de Dakar, renforçant la position du Sénégal comme « pôle régional de l’industrie pharmaceutique ».
Enfin, les retombées économiques et sociales sont déjà visibles, avec plus de 2 000 emplois créés par West Africa Farms, 1 477 sites télécoms déployés par Helios Towers connectant environ 13 millions de Sénégalais, et des initiatives agricoles intégrant plus de 850 petits éleveurs, illustrant la volonté de promouvoir « l’émergence d’un secteur privé plus structuré, plus inclusif et tourné vers la création de valeur locale ».



















