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Aldiouma Sow, ministre-conseiller: « Il revient au président, au regard de la Constitution, d’assurer l’unité nationale et de garantir la paix et la cohésion sociale»


Rédigé le Dimanche 11 Janvier 2026 à 01:47 | Lu 1 fois | 0 commentaire(s)



Ministre-conseiller du président de la République et coordonnateur du pôle politique, société civile et syndicats au sein du Cabinet présidentiel, Aldiouma Sow revient dans cet entretien sur le discours à la Nation du chef de l’Etat et le bilan de l‘année 2025. Pour lui, « lorsque le président de la République fait un appel à l’unité et la réconciliation nationale, ce n’est pas une option, c’est l’exécution d’une obligation morale et légale ». Sur les réformes constitutionnelles annoncées, M. Sow souligne qu’elles « vont apporter de grandes avancées à notre système politique ». Membre du Bureau politique du Pastef, Aldiouma Sow, considère aussi que 12 ans après la création de leur parti, des efforts colossaux devront être consentis en matière de formation en direction pour les cadres et militants.
Quel bilan tirez-vous de l’année 2025 ?
On peut qualifier l’année 2025 d’année du pouvoir d’achat. Ce dernier a connu un renforcement inédit à cause d’une baisse importante du niveau des prix dans les produits de consommation. Selon le chef de l’État, ces baisses ont permis aux ménages d’économiser plus de 342,5 milliards de FCfa. Cela montre que l’allégement du coût de la vie est la priorité du chef de l’État et de son Gouvernement. Et ceci malgré un contexte budgétaire et financier très compliqué sur le plan macroéconomique.
Bien plus, on peut dire que l’année 2025 a été l’année de l’investissement qui a permis à l’État de faire des réalisations dans plusieurs secteurs d’importance capitale pour notre économie à savoir, l’agriculture et l’industrie. Ainsi, les investissements consentis dans l’agriculture ont permis d’augmenter la production céréalière à un niveau record.
En effet, la relance de la Sonacos n’a pas seulement permis de créer des emplois (2300, selon le chef de l’État), mais elle inaugure une nouvelle ère pour notre économie qui voit maintenant un prolongement affirmé entre le secteur productif et le secteur transformatif. Cela a le mérite à la fois de soulager les producteurs et d’adresser la lancinante question du chômage des jeunes. On peut noter aussi, les multiples investissements effectués dans les infrastructures, notamment dans l’éducation avec la construction de 2 401 salles de classe, de 1 389 blocs administratifs, de 1 112 blocs d’hygiène et de 8 nouveaux Isep. Les mêmes efforts ont été notés dans le secteur de la santé avec la construction de 34 centres de santé, l’achat de 76 ambulances médicalisées.
De surcroit, les efforts consentis dans les infrastructures ont permis, en 2025, la construction 280 kilomètres de route, de 100 kilomètres de pistes rurales et de 86 localités reconnectées.
Enfin, les investissements effectués dans l’électrification rural ont permis à 831 799 personnes d’accéder à l’électricité pour la première fois. Il faut souligner que si ces réalisations ont pu voir le jour, c’est grâce aux efforts de redressement des comptes publics entamés en 2024 et qui se sont poursuivis en 2025. Ces efforts de redressement, qui n’ont pas épargné le Registre national unique qui a vu son nombre porté à plus d’un million de ménages, ont permis l’impulsion d’une nouvelle dynamique d’investissement dont l’année 2026 doit être le catalyseur.
Toutefois, le président a parlé dans son discours à la Nation d’une année éprouvante. A votre avis qu’est ce qui doit être fait pour de meilleures performances économiques et une relance de l’économie au profit des populations ?
Il faut poursuivre la dynamique de redressement déjà enclenchée en 2024 tout en y mettant un coup d’accélérateur dans tous les secteurs. Cela implique de prendre en compte le tryptique, qualité, coût et délais conformément à l’exigence fixée par le chef de l’État en matière d’infrastructures dans son discours de pose de première pierre du Lynac (Lycée Nation-Armée pour la qualité et l’éthique) de Adéane.
Les baisses des prix des denrées de première nécessité et celui de l’électricité pour les ménages vulnérables devront être poursuivies pour soutenir le pouvoir d’achat des populations. Le gouvernement a prévu également d’intensifier les investissements aussi dans les secteurs sociaux (éducation et santé) que dans les infrastructures, l’hydraulique rurale, l’agriculture, la construction d’agropole. Ces investissements vont créer de la valeur pour les populations mais aussi de dégager des surplus de recettes pour l’État.
Comment vous appréciez l’appel à l’unité et à la réconciliation du Président Bassirou Diomaye ?
Il est dans son rôle compte tenu de son serment présidentiel et de sa position dans l’architecture institutionnelle de la République. Il lui revient au regard de la Constitution d’assurer l’unité nationale et de garantir la paix et la cohésion sociale. Donc lorsque le président de la République fait un appel à l’unité et la réconciliation nationale, ce n’est pas une option, c’est l’exécution d’une obligation morale et légale.
Le chef de l’État a annoncé aussi des réformes institutionnelles qui devront être matérialisées par l’Assemblée nationale, notamment la réforme de la Ceni, la révision du Code électoral, du Conseil supérieur de la magistrature.
A votre avis est-ce que ces réformes vont-elles améliorer notre système démocratique et notre processus électoral ?
Ces réformes vont apporter de grandes avancées à notre système politique car elles vont consolider le caractère pluriel de notre démocratie, ramener la transparence dans la gestion du processus électoral, amener plus de visibilité et de lisibilité dans le jeux politique et favoriser la confiance des acteurs politiques dans les organes de gestion des élections.
En outre, elles vont consacrer l’avènement d’une nouvelle ère en matière de gestion de l’action publique. En effet, elles vont consacrer l’institutionnalisation de la participation citoyenne dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques.
Pastef vient de célébrer ses 12 ans d’existence. A votre avis comment votre parti doit-il aborder l’année 2026 pour mieux préparer les prochaines échéances électorales ?
Le parti doit poursuivre le travail de structuration et de massification conformément à la dernière instruction donnée par le président du Pastef à toute les instances qu’elles soient centrales ou relevant de la base.
Parallèlement, je considère que des efforts colossaux devront être consentis en matière de formation en direction des cadres et des militants à la base.
Les mêmes efforts devront être fait pour asseoir une discipline et combattre l’incivisme noté chez une certaine frange de notre base militante et entretenu par des individus au dessein inavoué au profil politique douteux, sans connexion organique prouvée avec les instances du Parti et qui n’existent que dans les réseaux et dans médias opaques.
 



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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