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Affaire Abdoulaye Ba : La Justice au banc des accusés, l'exécutif sous le feu des critiques (​Par Meleye Seck)


Rédigé le Jeudi 19 Février 2026 à 01:45 | Lu 4 fois | 0 commentaire(s)



L’onde de choc provoquée par le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba ne faiblit pas. Au cœur de la tourmente, le Procureur de la République cristallise aujourd’hui une colère populaire sans précédent. Sous le régime actuel du Pastef, l’institution judiciaire semble, une fois de plus, sacrifiée sur l’autel des intérêts de l’exécutif. Entre stratégies de manipulation et politiques du faux-fuyant, la rupture entre les citoyens et leur justice paraît désormais consommée.
​Dans toute démocratie saine, la justice ne doit pas seulement être rendue ; elle doit être intelligible et respectée. La parole du Procureur, pilier de la transparence publique, devrait éclairer et rassurer. Pourtant, force est de constater que l’occasion de restaurer le prestige d’une institution souvent malmenée a été manquée.
La version officielle communiquée par le Parquet concernant la mort d'Abdoulaye Ba se heurte brutalement à la réalité du terrain : témoignages accablants et expertises médicales dessinent un tout autre scénario. Pour une grande partie de l'opinion, le verdict est sans appel : la communication est devenue politique et la vérité est mise à l'écart. Or, lorsque la confiance se brise, c’est l’édifice républicain tout entier qui vacille.
​Face à cette crise, le ton durcit. Le constat est amer : entre la précarité des fonctionnaires, la crise hospitalière et les drames sur les campus, le sentiment d'abandon est général. L'absence et le silence du sommet de l'État laissent un vide que le gouvernement actuel ne semble pas pouvoir combler. Il est illusoire de demander la démission d'un président amorphe et aphone ; c'est l'ensemble du gouvernement qui doit aujourd'hui rendre des comptes.
​L'Alliance des Bâtisseurs et la coalition Yokkute Askanwi pointent également du doigt la responsabilité du Premier ministre. Alors que les fondations de la nation se fissurent, le chef du gouvernement est accusé de privilégier ses tournées politiques et son image personnelle aux urgences nationales, défiant parfois sa propre hiérarchie.
Dans un État de droit, les représentants du peuple auraient déjà dû s’emparer de l'outil de la motion de censure. Il est temps de cesser de peindre la façade d'une maison qui s'écroule et de répondre, enfin, aux larmes des foyers et au désespoir des sans-emploi.
​Par Meleye Seck
Président de l'Alliance des Bâtisseurs, Membre de la coalition Yokkute Askanwi



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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