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Crise universitaire : L'UCAD explore les pistes de sortie de crise


Rédigé le Mardi 17 Février 2026 à 12:28 | Lu 4 fois | 0 commentaire(s)



Le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), Pr Alioune Badara Kandji, a entamé une série de rencontres en vue d’un retour au calme après les tensions consécutives à l’entrée des forces de l’ordre dans le campus social, épisode qui a coûté la vie à l’étudiant Abdoulaye Ba. Ce lundi, le Recteur s’est rendu au domicile de la famille du défunt pour présenter ses condoléances. Il était accompagné d’une importante délégation composée de doyens, collaborateurs, partenaires sociaux et membres du comité de dialogue social.
Dans la foulée, Pr Kandji a reçu les partenaires sociaux de l’UCAD pour explorer des pistes de sortie de crise. Tour à tour, la Coordination SAES, la section UCAD du SDES et l’intersyndicale des PATS ont été reçues. Face aux syndicalistes, le Recteur a reconnu que le campus pédagogique a subi les répercussions des événements survenus au COUD. D’où, selon lui, l’urgence de travailler à une issue « heureuse » pour l’université.
Les syndicats plaident pour l’inclusion des étudiants
Les organisations syndicales ont insisté sur la nécessité d’apaiser la situation et de privilégier le dialogue. « Nous devons sauver l’année et préserver l’université de toute violence », a déclaré Pr Bodian, coordonnateur du SAES pour le campus de Dakar. Même son de cloche du côté du SUDES/ESR. « Le dialogue est la seule solution. Il doit être inclusif et inclure les étudiants », a soutenu Pr Sylvestre Kouakou.
Les PATS ont abondé dans le même sens, estimant que les négociations doivent impliquer « ceux qui sont élus par leurs pairs ». Les syndicats ont également formulé des demandes claires : la libération des étudiants encore détenus, la réouverture du campus social et le rétablissement des amicales.
104 étudiants libérés, trois déférés
Sur la question des arrestations, le Recteur a précisé que sur les 107 étudiants interpellés au départ, 104 ont été libérés. Les trois restants ont été déférés au parquet, une situation sur laquelle il dit ne pas pouvoir intervenir à ce stade de la procédure. Concernant le campus social, il espère une réouverture « dans les meilleurs délais ».
Quant à la suspension des amicales, il la présente comme une mesure conservatoire destinée à faire retomber la tension. Le Conseil académique pourrait se réunir pour les rétablir dès que le calme sera revenu.
Vers une sortie de crise concertée
Les partenaires sociaux ont exprimé leur disponibilité à accompagner le Rectorat dans la recherche d’une solution. « Si nous pouvons aider, nous allons nous mettre en mission », a assuré Pr Kouakou. « Nous sommes entièrement disposés à collaborer », a renchéri Dr Mamadou Bodian. L’intersyndicale des PATS a, pour sa part, invité le Recteur à user de son influence auprès des autorités sur les dossiers qui ne relèvent pas directement de sa compétence.
Saluant « l’esprit positif » des syndicats, Pr Kandji dit compter sur « les ressources internes de la communauté universitaire » pour dépasser cette crise.
 



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
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Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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