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Thiès, capitale du rail : une histoire façonnée par le train et les dynamiques sociales


Rédigé le Jeudi 26 Mars 2026 à 13:04 | Lu 1 fois | 0 commentaire(s)


Un colloque met en lumière l’histoire de Thiès, marquée par le chemin de fer, les migrations et les échanges culturels, à l’occasion de la fête de l’indépendance.


À l’occasion d’un colloque organisé en prélude à la célébration de l’indépendance du Sénégal à Thiès, des spécialistes ont mis en lumière les origines et l’évolution de la ville, étroitement liées au développement du chemin de fer.
Selon l’historien Ibrahima Thioub, Thiès constitue un exemple marquant de la convergence de plusieurs dynamiques historiques, notamment les évolutions démographiques, les mobilisations sociales, ainsi que les échanges culturels et religieux. Fondée au XIXᵉ siècle comme poste militaire, la ville s’est progressivement structurée autour du réseau ferroviaire Dakar-Niger, qui reliait Dakar à Saint-Louis puis à l’intérieur de l’Afrique occidentale française.
Ce réseau a favorisé la transformation de Thiès en un pôle stratégique, attirant populations, activités économiques et structures administratives. L’installation des ateliers ferroviaires, des équipements militaires et des infrastructures urbaines a profondément influencé son organisation, son économie et son identité sociale.
Au fil du temps, Thiès est devenue un espace cosmopolite, marqué par les luttes du monde du travail, la présence de diverses communautés religieuses et un important brassage culturel. Ces éléments ont contribué à façonner son rôle dans l’histoire politique et sociale du Sénégal.
Le colloque, intitulé « Thiès, la capitale du rail : genèse et évaluation », vise à enrichir les connaissances sur le passé de la ville. Les travaux qui en découleront devraient constituer une ressource précieuse pour les chercheurs, les autorités et les acteurs engagés dans la valorisation du patrimoine local.
Prenant la parole, le maire de Thiès, Babacar Diop, a rappelé que la ville s’est construite autour de la rencontre entre un territoire, des populations et une infrastructure majeure : la ligne ferroviaire. Il a souligné que Thiès s’est développée grâce au train, aux migrations, aux échanges commerciaux et aux mouvements sociaux.
Le rôle du chemin de fer apparaît central dans la structuration de la ville, tant au niveau des quartiers que de l’économie et de l’identité collective. Derrière cette histoire, ce sont plusieurs générations de travailleurs et de familles qui ont contribué à bâtir une ville engagée et solidaire.
Parallèlement aux échanges scientifiques, une exposition intitulée « Kees Kaay : benn dëk ñaari gaar ! » a été mise en place afin de partager cette mémoire et d’offrir un espace de transmission autour du patrimoine historique de Thiès.





Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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