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Théodore Chérif Monteil à Diomaye Faye : "Quand un Premier ministre devient défiant, on le démet"


Rédigé le Lundi 27 Octobre 2025 à 06:52 | Lu 9 fois | 0 commentaire(s)



L’annonce par Ousmane Sonko, ce samedi 25 octobre, d’un grand « terra-meeting » le 8 novembre prochain, a ravivé le débat sur la cohabitation au sommet de l’État sénégalais. Invité du Grand Jury ce dimanche 26 octobre 2025, l'ancien parlementaire Théodore Chérif Monteil y voit un symptôme d'une dualité de pouvoir de plus en plus manifeste entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre.
Pour l'ancien parlementaire, cette déclaration traduit une tension latente qui affaiblit la cohérence de l’action gouvernementale. « Quand un Premier ministre devient défiant, on le démet. Maintenir une rivalité interne au sommet ne peut qu’avoir des effets négatifs sur la mise en œuvre des politiques publiques », a-t-il dénoncé.
Cette rivalité se manifeste également dans la communication : là où la Présidence tente de rassurer l'opinion, Sonko préfère galvaniser et s'adresser directement au peuple.
Pour Monteil, la communication d'Ousmane Sonko n’a rien d’improvisé. L’ancien député estime que le chef du gouvernement, qu'il qualifie de « champion de la communication », maîtrise parfaitement les symboles et les tempos médiatiques. « Il mobilise l’attention de tout le monde pour finalement dire autre chose. C’est une stratégie bien rodée », a-t-il souligné.
Selon son analyse, l’annonce du terra-meeting n'a pas seulement pour objectif de rassembler les militants du Pastef, mais vise surtout à réaffirmer qu’Ousmane Sonko reste « l’homme politique le plus populaire du Sénégal ». « Ce rendez-vous du 8 novembre servira à rappeler à tous — majorité comme opposition — qu’on ne peut plus ignorer Sonko dans l’équation politique », a-t-il ajouté.
Pour Théodore Chérif Monteil, ce recours récurrent à la mobilisation populaire traduit une tentative de déplacer le centre du pouvoir. « Quand Sonko dit terra-meeting, il renvoie à la tradition des partis révolutionnaires : c’est une manière de dire que le pouvoir ne se limite plus aux institutions, qu’il peut aussi être dans la rue », a-t-il analysé.
Il a toutefois mis en garde contre cette dérive, qu'il juge dangereuse : « Au Sénégal, le pouvoir n’a jamais été dans la rue. Croire le contraire est une illusion dangereuse. Le peuple élit un président pour gouverner, pas pour être défié à coups de démonstrations populaires », a-t-il prévenu.
Pour Monteil, cette dynamique s’inscrit dans une logique de repositionnement politique à l’approche de la mi-mandat. « En lançant l’idée d’un meeting populaire et d’un 'état des lieux' à mi-parcours, Sonko prépare déjà la bataille de 2027 », a-t-il analysé.
L’ancien député a lancé un appel à recentrer le débat sur les priorités nationales : la relance économique, la gestion de la dette et la cohésion. « Ce dont le Sénégal a besoin aujourd’hui, ce n’est pas d’une compétition d’ego entre le président et son Premier ministre, mais d’une action concertée au service des citoyens », a-t-il conclu.
seneweb



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
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Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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