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Soutien à la presse : près de 1,9 milliard FCFA répartis entre 164 bénéficiaires en 2025


Rédigé le Mercredi 8 Avril 2026 à 15:12 | Lu 2 fois | 0 commentaire(s)


Le Fonds d’appui à la presse a distribué près de 1,9 milliard FCFA à 164 bénéficiaires en 2025, avec une répartition entre médias, formation et structures du secteur.


Le Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP) a presque entièrement utilisé son budget pour l’année 2025. Sur une enveloppe de 1,9 milliard de francs CFA, un montant de 1 899 990 007 FCFA a été distribué, laissant un reliquat de 9 993 FCFA, selon son administrateur Habibou Dia.
Au total, 164 bénéficiaires ont été retenus, représentant environ 70 % des dossiers examinés. Parmi eux figurent 37 entreprises de presse privées et 127 radios communautaires. Les médias privés se composent notamment de journaux, de plateformes en ligne, de radios commerciales et de chaînes de télévision.
Une part importante des ressources, soit plus d’un milliard de FCFA, a été consacrée à ces deux catégories. Les entreprises privées ont reçu plus de 686 millions FCFA, tandis que les radios communautaires ont bénéficié de plus de 412 millions FCFA. La répartition interne inclut des montants spécifiques pour chaque type de média, allant de la presse écrite aux télévisions.
Les autorités précisent que ces allocations ont été décidées dans le respect des critères d’éligibilité et d’équité entre les différents acteurs du secteur. L’utilisation de la plateforme Déclaration des médias au Sénégal a facilité le traitement des dossiers, tout en garantissant un meilleur suivi et une vérification rigoureuse des informations.
Le volet formation a également été renforcé. Une enveloppe de plus de 125 millions FCFA a été accordée au Centre d’études des sciences et techniques de l’information, avec une hausse notable par rapport aux années précédentes. Ces fonds visent notamment la formation continue, la validation des acquis et le renforcement des compétences des professionnels.
Les structures de régulation, dont le CORED et la Commission de la carte nationale de presse, ont reçu un financement global couvrant plusieurs périodes, incluant une anticipation pour 2026.
Par ailleurs, les entreprises publiques du secteur ont bénéficié d’un appui financier important, avec plus de 600 millions FCFA alloués. L’Agence de presse sénégalaise, la Radiotélévision sénégalaise et l’Agence de distribution de presse figurent parmi les bénéficiaires, avec des financements destinés notamment à leurs activités et à leur modernisation.
Enfin, les dépenses de fonctionnement du FADP ont été fortement réduites, passant à un peu plus de 28 millions FCFA. Cette baisse a permis d’augmenter les montants destinés directement aux acteurs des médias.
 
 





Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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