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Soudure précoce et bétail menacé : Le cri du cœur de Kaffrine face au bradage de l'arachide


Rédigé le Mardi 17 Mars 2026 à 11:44 | Lu 3 fois | 0 commentaire(s)



Le président du Conseil départemental de Kaffrine, Abdoulaye Vilane, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation socio-économique préoccupante de la région. Lors de la validation du plan annuel d’investissement, l'élu a dépeint un tableau sombre des réalités rurales actuelles, entre mévente agricole et menaces sur le bétail.
Une campagne de l'arachide en détresse
Selon Abdoulaye Vilane, la campagne de commercialisation de l’arachide traverse une crise profonde. Dans de nombreuses localités, les stocks s'accumulent faute d'acheteurs à des prix rémunérateurs.
« Des sacs d’arachide sont encore stockés dans les champs. Des agriculteurs passent même la nuit à la belle étoile pour protéger leur production contre le vol ou les intempéries », a-t-il déploré.
Face à l'urgence financière, beaucoup de producteurs n'ont d'autre choix que de brader leurs récoltes pour survivre, vendant ainsi à perte le fruit d'une année de labeur.
La menace d'une crise fourragère
Un autre phénomène inquiétant a été soulevé : la vente massive du foin. Pour trouver des liquidités immédiates, de nombreux charretiers transportent et vendent leurs réserves de fourrage sur les marchés. Cette pratique, couplée aux feux de brousse, réduit drastiquement les ressources alimentaires du bétail.
« Cela risque d’entraîner une période de soudure précoce », prévient le président du Conseil départemental, qui appelle l’État à anticiper des mesures de soutien pour les populations et le cheptel avant l'hivernage.
Sécurité et vigilance aux frontières
Sur le plan sécuritaire, l'élu a exprimé son inquiétude face à la recrudescence du trafic de drogue, notamment de chanvre indien. Sa proximité avec la Gambie et la Casamance fait de Kaffrine une zone sensible.
« Ce phénomène peut être à l’origine de certaines violences. Nous devons rester vigilants », a-t-il averti, tout en réitérant son soutien aux forces de défense et de sécurité.
Souveraineté alimentaire et responsabilité politique
Abdoulaye Vilane a conclu son intervention en invitant les acteurs politiques à la retenue pour ne pas « attiser les tensions ». Dans un contexte international instable marqué par des conflits géopolitiques pesant sur les coûts du transport et des importations, il a insisté sur une priorité nationale : renforcer la souveraineté alimentaire. Pour lui, le Sénégal doit impérativement produire davantage de céréales pour briser sa dépendance vis-à-vis de l'extérieur.
SENEWEB





Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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