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Sonko : « Ceux qui exploitent la détresse des Bakelois ne peuvent pas apporter les milliards nécessaires »


Rédigé le Mercredi 6 Novembre 2024 à 16:17 | Lu 5 fois | 0 commentaire(s)



Ousmane Sonko, tête de liste de la coalition Pastef, a salué les habitants de Bakel pour leur engagement envers le changement, dans le cadre de la campagne pour les législatives anticipées du 17 novembre. À Bakel, une ville durement touchée par les débordements du fleuve Sénégal, il a profité de l’occasion pour critiquer ceux qui, selon lui, exploitent la détresse de la population à des fins politiques.
Pour Sonko, certaines situations, bien que tragiques, relèvent de la volonté divine et peuvent frapper n’importe quel peuple ou nation. Dans de tels moments, il estime que la responsabilité de tous est de se rassembler autour des autorités pour trouver des solutions communes.
Ousmane Sonko rappelle d’ailleurs qu’en dépit de son opposition à Macky Sall, il avait répondu à son appel au début de la crise de la Covid-19, estimant qu’il était nécessaire de s’unir face à une menace mondiale. Sonko appelle donc les acteurs politiques à éviter de politiser des drames comme celui-ci.
Le Président de Pastef souligne que seul l’État peut véritablement être aux côtés des populations et apporter des solutions durables. Il estime que les politiciens qui utilisent la souffrance des habitants de Bakel à des fins électorales n’ont ni les moyens ni la volonté d’apporter les milliards nécessaires pour résoudre leurs problèmes.
Depuis le début de cette crise, ajoute-t-il, l’État a mobilisé d’importantes ressources pour soutenir les habitants touchés. Le président de la République s’est d’ailleurs déplacé pour apporter son soutien et débloquer les premiers secours, avec une enveloppe de 8 milliards de francs CFA. Une somme supplémentaire de 42 milliards est également prévue pour accompagner durablement les populations affectées.
 



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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