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Sénégal : le Premier ministre Ousmane Sonko conteste un contrat gazier avec BP et frappe les secteurs minier et


Rédigé le Samedi 14 Mars 2026 à 09:09 | Lu 5 fois | 0 commentaire(s)



Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a annoncé le 12 mars une série de mesures visant à revoir les contrats liés aux ressources naturelles du pays. Le gouvernement conteste notamment un accord gazier avec BP. Il a gelé les comptes d’une filiale du groupe Indorama et révoqué des dizaines de permis miniers.
Le gouvernement sénégalais a lancé une vaste offensive contre plusieurs contrats liés aux ressources naturelles, dans le cadre de la révision des accords conclus sous les précédentes administrations. Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé le 12 mars que d’importants changements étaient en préparation afin de corriger ce qu’il qualifie de contrats « injustes » pour l’État.
Au cœur de cette démarche figure le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, exploité par le groupe britannique BP. Selon l’examen mené par le gouvernement, l’accord encadrant ce projet serait « déséquilibré et défavorable » au Sénégal. Le chef du gouvernement a indiqué qu’un document détaillant les conclusions de cet audit serait prochainement rendu public, précisant que l’analyse concernait également des contrats dans les secteurs de la pêche et des infrastructures.

Revoir les contrats pour redresser les finances

Pour Ousmane Sonko, la renégociation des accords énergétiques doit permettre de renforcer les finances du pays et de rendre le gaz moins coûteux pour l’industrie comme pour les ménages. Malgré les difficultés budgétaires et un calendrier de remboursement jugé « difficile et douloureux », il a toutefois exclu un plan de restructuration de la dette.
Le chef du gouvernement a également indiqué que les discussions visant à nationaliser le projet gazier Yakaar-Teranga étaient sur le point d’aboutir. Ce champ est actuellement exploité par l’entreprise américaine Kosmos Energy, qui détient 90 % de participation et en assure l’exploitation depuis 2023, après le retrait de BP.
Selon les autorités sénégalaises, le pays devrait récupérer ce bloc « sans coût » dans les prochaines semaines, alors que la licence d’exploitation arrive à expiration en juillet.
Le gouvernement a également annulé plusieurs permis d’exploration offshore, notamment sur les blocs Diender Offshore, Differe, Cayar Offshore Shallow, Saint-Louis Offshore Shallow et Rufisque Offshore, estimant que les périmètres attribués auparavant étaient trop vastes et ne respectaient pas les standards internationaux.
Ces annonces interviennent alors que le Sénégal est entré dans le cercle des pays producteurs de pétrole en juin 2024 avec le démarrage du champ Sangomar, exploité par la compagnie australienne Woodside Energy.

Gel des comptes d’une filiale d’Indorama

Dans le secteur minier, le gouvernement a pris une mesure spectaculaire en gelant les comptes de la société Industries Chimiques du Sénégal (ICS) jusqu’au paiement d’environ 250 milliards de francs CFA, soit près de 380 millions d’euros, réclamés par l’État.
Cette entreprise, contrôlée par le groupe singapourien Indorama Corporation, a été pointée par le Premier ministre comme l’un des principaux contrevenants aux obligations contractuelles dans l’exploitation du phosphate et des engrais.
Au total, 71 permis miniers, dont 14 licences d’or, ont été révoqués pour non-respect des engagements contractuels.

Une réforme appelée à durer

Au-delà du secteur extractif, l’audit mené par les autorités aurait également révélé que plusieurs projets d’infrastructures auraient été surfacturés en moyenne de 15 %, coûtant des centaines de millions d’euros au pays. Pour Ousmane Sonko, ce vaste chantier ne fait que commencer.
« Nous sommes encore loin d’avoir achevé ce travail », a-t-il déclaré, précisant que la révision des contrats et des pratiques économiques devrait se poursuivre tout au long de son mandat afin de « changer complètement la manière de faire ».

RT



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

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Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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