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Sénégal, l’heure du sursaut face à une diplomatie en déclin


Rédigé le Jeudi 19 Mars 2026 à 11:17 | Lu 2 fois | 0 commentaire(s)



Je prends aujourd’hui la plume avec gravité pour m’adresser directement aux autorités de ce pays. Cette contribution n’est ni une attaque gratuite, ni un exercice de style. Elle est l’expression d’une inquiétude profonde, partagée par de nombreux Sénégalais, face à la trajectoire préoccupante que prend notre nation.

Le constat est sans appel : notre diplomatie est à terre

Le Sénégal, autrefois cité en exemple pour sa stabilité, son élégance diplomatique et son rayonnement international, donne aujourd’hui l’image d’un pays affaibli, hésitant et parfois même isolé. Cette situation n’est pas une fatalité. Elle est le résultat de choix politiques, d’attitudes et d’un manque de vision stratégique au sommet de l’État.

Comment expliquer, en effet, que nos autorités peinent à satisfaire la demande sociale des Sénégalais, tout en étant incapables de défendre avec efficacité nos compatriotes à l’étranger, notamment ceux détenus au Maroc ? Cette double défaillance interne et externe traduit un problème de gouvernance profond. Un État qui ne protège pas ses citoyens, où qu’ils se trouvent, renonce à une part essentielle de sa souveraineté morale.

Mais au-delà des insuffisances, ce sont aussi les comportements qui interrogent.

La manière dont le pouvoir est exercé aujourd’hui suscite une incompréhension grandissante. Certains agissements donnent le sentiment d’un recul des valeurs fondamentales qui ont longtemps fait la force de notre pays. Nous sommes dans une nation façonnée par des figures historiques d’exception, porteuses d’éthique, de rigueur et de sens de l’État. Aujourd’hui, ces repères semblent s’effriter au profit de pratiques qui choquent, divisent et affaiblissent la cohésion nationale.

Il est difficile de ne pas évoquer également le silence troublant de certaines élites intellectuelles et morales. Dans un moment où le Sénégal a plus que jamais besoin d’une voix forte et crédible sur la scène internationale, comment comprendre l’absence de position claire face à des enjeux majeurs, notamment lorsqu’il s’agit de soutenir la candidature du Président Macky Sall dans les plus hautes instances internationales ? Ce silence, loin d’être neutre, contribue à invisibiliser notre pays et à réduire son influence.

Plus préoccupant encore, le Sénégal semble aujourd’hui faire face à une forme de désaveu sur le plan africain. Des pays, y compris parmi nos voisins, expriment des réserves de plus en plus visibles à notre égard. Cette évolution est le reflet d’une perte de confiance, conséquence directe des orientations et du comportement de nos dirigeants sur la scène continentale. Le Sénégal ne peut se permettre d’être isolé dans un espace où la solidarité et la coopération sont essentielles.

Face à cette réalité, une question s’impose : jusqu’où irons-nous ainsi ?

Autorités de ce pays, il est encore temps de redresser la barre.

Il est encore temps de reconstruire une diplomatie forte, cohérente et respectée. Il est encore temps de rétablir la confiance avec nos partenaires africains et internationaux. Il est encore temps, surtout, de remettre les préoccupations des Sénégalais au cœur de l’action publique, car c’est là que réside la véritable légitimité de tout pouvoir.

Le Sénégal a toujours su se relever dans les moments difficiles. Mais cela exige du courage, de la lucidité et un sens aigu des responsabilités. Gouverner, ce n’est pas seulement diriger. C’est anticiper, protéger, rassembler et inspirer.

Aujourd’hui, notre pays a besoin d’un sursaut. Un sursaut moral, politique et diplomatique.

L’histoire nous regarde. Les Sénégalais attendent. Le monde observe.
Il est temps d’agir.

Mouhamadou Lamine Massaly Président du Parti UNR
fait à Médine le 18 Mars 2026





Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
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Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
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Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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