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Revenu par habitants, espérance de vie, dette, inflation… : Les ambitions du duo Faye-Sonko en chiffres


Rédigé le Lundi 14 Octobre 2024 à 22:17 | Lu 11 fois | 0 commentaire(s)



 
Le gouvernement compte augmenter le revenu par tête de 50% en cinq ans et allonger l’espérance de vie de trois ans, tout en réduisant le déficit et la dette, aux termes d’un vaste plan présenté lundi en grande pompe six mois après son installation.
 
Le président Bassirou Diomaye Faye a présidé au côté de son Premier ministre Ousmane Sonko à Diamniadio au lancement d’un ambitieux programme de transformation de l’économie et de l’Etat courant jusqu’en 2050 et destiné à rompre avec le « sous-développement, la dépendance et le surendettement ».
 
La présentation de ce plan, baptisé « Sénégal 2050: agenda national de transformation », intervient quelques semaines avant les législatives anticipées du 17 novembre.
 
D’ici à 2029, donc la fin du mandat de M. Faye, « le Sénégal doit jeter les fondements de ce nouveau modèle et assainir le cadre économique », a dit Souleymane Diallo, directeur général de la planification au ministère de l’Economie.
 
Le gouvernement table sur une croissance annuelle entre 6,5 et 7% sur la période 2025-2029.
 
Il entend ramener la dette de l’Etat central de 83,7% du PIB en 2023 à 70%, et le déficit budgétaire à 3% « dans un délai raisonnable », a détaillé M. Diallo. Le déficit a atteint 10,4% en moyenne sur la période 2019-2023, selon le gouvernement.
 
M. Diallo a affirmé la nécessité d’augmenter les recettes fiscales en élargissant l’assiette sans augmenter les impôts, de maîtriser les dépenses courantes et de mieux cibler les subventions à l’énergie, qui représentent selon lui 4% du PIB, « sans pour autant impacter le tarif de l’électricité ».
 
L’inflation « sera maîtrisée autour de 2% pour les cinq prochaines années », a-t-il assuré.
 
Avec les autres actions prévues, « le revenu moyen du Sénégalais devra augmenter de 1.660 dollars à 2.468 dollars, augmentation de près de 50% en cinq ans », a-t-il dit, en référence au revenu par tête, c’est à dire le revenu national brut annuel rapporté au nombre d’habitants.
 
« L’espérance de vie à la naissance augmentera au moins de trois ans », a-t-il dit. Elle était de presque 69 ans en 2023, selon l’Agence nationale de la statistique.
 
Le gouvernement entend parvenir à un accès universel à l’eau et à l’électricité.
 
En cinq ans, le pays devrait passer des pays à développement humain faible à développement moyen, selon M. Diallo.
 
 
 
 
 
 



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
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En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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