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QUESTION PREALABLE : Abdou Mbow demande de surseoir au débat pour la non-publication des rapports sur la dette cachée


Rédigé le Lundi 15 Décembre 2025 à 08:52 | Lu 9 fois | 0 commentaire(s)




 
 
 
La non-publication des rapports de l’Inspection générale des finances, de la Cour des comptes, des Bulletins statistiques et du rapport du cabinet Mazars sont, entre autres prétextes, soulevés par le député Abdou Mbow pour demander à l’Assemblée de surseoir au débat. Une question préalable qui a été rejetée par la majorité.
 
 
 
 
 
Lors de l’examen du budget du ministère des Finances et du Budget, le député de Takku-Wallu, Abdou Mbow a soulevé une question préalable pour demander à l’Assemblée de ne pas délibérer. Malheureusement pour lui, cette initiative a été rejetée en bloc par la majorité parlementaire. Dans ses développements, le député déplore la non-publication des documents qui font état de la dette cachée. Il s’agit, dit-il, du rapport de l’Inspection générale des finances, du rapport provisoire de la Cour des comptes, des Bulletins statistiques qui n’ont pas été publiés depuis juin 2024, ainsi que le fameux rapport du cabinet Mazars. Or, pour Abdou Mbow, ces rapports sont essentiels pour comprendre la structuration de cette dette, en évaluer la véracité, l’ampleur et les responsabilités. Quel est le montant exact dans la loi de finances 2026 pour le remboursement de cette dette puisque le gouvernement, dit-il, affirme que cette dette cachée est désormais intégrée dans les chiffres officiels. En d’autres termes, ajoute le député, combien cette dette caché va coûter aux Sénégalais en 2026 ; d’autant que cette dette serait la cause de toutes les difficultés économiques auxquelles le pays fait face. « La transparence devient une exigence incontournable », martèle le député.
 
La cohérence législative n’est pas un détail
 
Poursuivant, le député est aussi revenu la loi portant système de planification nationale. «Cette loi de finances repose juridiquement sur la loi portant système de planification nationale. Or  cette loi est caduque ou violée dans son application. Dès lors, une question se pose : si la loi sur la planification nationale n’est pas respectée,  sur quelle base repose cette loi de finances ? Quelle est la validité juridique des actes de gestion pris en référence à une loi cadre qui ne fonctionne plus ? Il est de notre devoir de garantir que l’action gouvernementale reste conforme au droit. La cohérence législative n’est pas un détail, elle fonde la légitimité de nos décisions », fait remarquer le député de Takku-Wallu. 
 
Cheikh Diba : « Nous avons trouvé une calamité budgétaire que nous nous engageons à redresser »
 
« Il n’y a pas de quoi fouetter un chat ! Il y a  beaucoup de confusions dans les déclarations du député Abdou Mbow. Nous effectuons un exercice sérieux et républicain. Et nous le faisons avec tous les partenaires techniques et financiers. Nous avons trouvé une calamité budgétaire que nous nous engageons à redresser. Le premier acte de ce travail consistait à faire un point détaillé sur la situation de la dette ; ce qui a été fait et approuvé. Et, pour des besoins de cohérence, nous avons respecté toute la cascade d’audits qui avait été exigée pour arriver à ce résultat. Contentons-nous des données qui sont contenues et qui sont certifiées et pour lesquelles nous demandons l’autorisation parlementaire pour pouvoir faire face à nos engagements. C’est le plus important. Le reste n’est que dilatoire et ne fait que retarder l’exercice sérieux que nous faisons», rétorque pour sa part le ministre des Finances, avant que l’auteur de la question préalable ne revienne à la charge. «C’est parce que c’est un exercice sérieux que je me suis fondé sur une loi-cadre votée en 2022 et à l’article 4 qui parle des référentiels de politiques publiques au Sénégal. Le plus important, c’est de répondre aux arguments solides exposés ici», fulmine le député qui insiste sur les rapports. «Sortez les rapports si vous dites que vous êtes transparents», charge le député qui estime plutôt que c’est le ministre qui veut amuser la galerie.
 
M. CISS
 
 



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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