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Pratiques dentaires non autorisées : l’Ordre des chirurgiens-dentistes interpelle les autorités


Rédigé le Mardi 23 Décembre 2025 à 17:13 | Lu 6 fois | 0 commentaire(s)



L’Ordre national des chirurgiens-dentistes du Sénégal alerte sur les pratiques dentaires non autorisées et les publicités trompeuses, appelant à l’application stricte de la loi.


 

L’Ordre national des chirurgiens-dentistes du Sénégal a exhorté, lundi, les autorités étatiques, sanitaires et judiciaires à renforcer les mécanismes de régulation et de contrôle, tout en appliquant les sanctions prévues par la loi à l’encontre des praticiens non autorisés et des auteurs de publicités trompeuses.

S’exprimant lors d’un point de presse tenu au siège de l’Ordre, sa présidente, Myriam Thérèse Arlette Dia Ntap, a dénoncé la multiplication de messages promotionnels mensongers liés au blanchiment dentaire, diffusés par des personnes qui ne disposent d’aucune qualification professionnelle.

Elle a rappelé que l’éclaircissement dentaire est, au Sénégal, un acte strictement réservé aux chirurgiens-dentistes. Dans ce contexte, l’Ordre déplore la persistance de pratiques contraires à la réglementation, exercées par des individus non habilités qui proposent des soins bucco-dentaires en dehors de tout cadre légal.

Selon Mme Dia Ntap, il est particulièrement préoccupant pour les professionnels du secteur de constater que des personnes non formées continuent d’offrir ces prestations et d’en faire la promotion sur les plateformes numériques et d’autres supports médiatiques, sans être inquiétées.

Elle a souligné que ces agissements constituent une violation de la législation en vigueur et exposent directement la population à des risques pour la santé.

De son côté, la secrétaire générale du Syndicat des chirurgiens-dentistes, docteur Anna Samb, a dénoncé ce qu’elle qualifie de pratiques relevant d’une dentisterie exercée en dehors de toute légalité, portant atteinte à l’éthique professionnelle, à la santé publique et à la dignité du métier.

Elle a insisté sur les conséquences concrètes observées chez les patients, notamment des brûlures chimiques des gencives, une sensibilité dentaire accrue, la dégradation de l’émail, des infections sévères ainsi que des complications pouvant nécessiter des soins lourds et coûteux, voire entraîner des séquelles durables.

Pour le syndicat, cette mobilisation s’inscrit dans une démarche de protection de la santé publique, de sécurité des citoyens et de respect des lois. Le Syndicat autonome des chirurgiens-dentistes du Sénégal, en collaboration avec l’Ordre et d’autres organisations professionnelles, affirme rester pleinement engagé jusqu’à la disparition de ces pratiques jugées dangereuses.

Enfin, l’Ordre rappelle que l’article premier de la loi n°05-2023 du 13 juin 2023 précise que nul ne peut exercer la profession de chirurgien-dentiste au Sénégal sans être titulaire d’un diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire ou d’un titre reconnu équivalent, conformément à la réglementation en vigueur.

 



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
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Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
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Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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