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Point sur l’économie du Sénégal au 3ᵉ trimestre 2025 à la lumière du Plan de Redressement économique économique et social (PRES)


Rédigé le Dimanche 1 Février 2026 à 18:42 | Lu 6 fois | 0 commentaire(s)



Au troisième trimestre 2025, l’économie sénégalaise confirme une trajectoire de croissance positive, traduisant la résilience et le dynamisme de l’appareil productif national. Le Produit Intérieur Brut (PIB), indicateur central de la création de richesse, progresse de 0,8 % par rapport au trimestre précédent et de 4,2 % en glissement annuel.

Ces performances illustrent la pertinence de l’orientation stratégique impulsée par le Plan de Redressement économique et social (PRES), fondé sur la relance de la production nationale, la valorisation des ressources locales et le renforcement de la souveraineté économique.
Le secteur industriel s’affirme comme un pilier majeur de cette dynamique, avec une hausse remarquable de 22,2 % de la production industrielle et une augmentation du chiffre d’affaires de 16,5 %. Ces résultats témoignent de la mise en œuvre effective de la politique d’industrialisation et de transformation locale, au cœur de la vision souverainiste portée par le Président Ousmane Sonko. Ils appellent toutefois à un approfondissement des réformes afin de réduire durablement la dépendance aux importations et de structurer des chaînes de valeur locales solides et compétitives.
Le secteur des services marchands enregistre également des évolutions encourageantes. Les branches de l’hébergement et de la restauration bénéficient de la reprise du tourisme et du renforcement de la demande intérieure, tandis que le transport et l’entreposage soutiennent la fluidité des échanges. En revanche, le léger recul observé dans les services liés à la recherche, à l’innovation et à l’expertise met en évidence la nécessité d’investissements ciblés pour développer des activités à forte valeur ajoutée et consolider la compétitivité de l’économie nationale.
Sur le marché du travail, les signaux sont globalement positifs : progression de l’emploi formel, hausse des salaires et légère augmentation du volume horaire travaillé. Le taux de chômage élargi s’établit à 19,2 %, en recul de 1,1 point par rapport à 2024 (20,3 %). Cette amélioration demeure néanmoins fragile face aux défis persistants du chômage des jeunes et à la prédominance du secteur informel.
La stabilité des prix constitue un autre acquis notable, avec une inflation contenue à 2,9 %, contribuant à la préservation du pouvoir d’achat des ménages. Toutefois, la stabilité des coûts de construction et la baisse des prix à la production industrielle interrogent sur la rentabilité à moyen terme des entreprises et sur la soutenabilité de la compétitivité industrielle.
Le commerce extérieur reste le principal point de vigilance. La forte contraction des exportations, conjuguée au maintien d’un niveau élevé des importations, accentue le déficit commercial et révèle la persistance d’une dépendance extérieure structurelle. Cette situation confirme l’urgence d’accélérer la mise en œuvre du PRES afin de produire davantage localement, transformer les ressources nationales et promouvoir des exportations à forte valeur ajoutée, condition indispensable pour une croissance inclusive, créatrice d’emplois durables et garante de la souveraineté économique du Sénégal.
Muhamed Ndiaye, Statisticien
Membre cabinet MUCTAT



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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