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Photomontage visant le chef de l’État : le CORED se dessaisit du dossier, après l’ouverture d’une procédure judiciaire


Rédigé le Jeudi 12 Mars 2026 à 12:06 | Lu 1 fois | 0 commentaire(s)



Photomontage visant le chef de l’État : le CORED se dessaisit du dossier, après l’ouverture d’une procédure judiciaire
Photomontage visant le chef de l’État : le CORED se dessaisit du dossier, après l’ouverture d’une procédure judiciaire
 
Le Conseil pour l'Observation des Règles d'Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) s’est dessaisi du dossier relatif à la diffusion d’un photomontage caricaturant le chef de l’État sur la plateforme Feeling Dakar TV, après l’ouverture d’une procédure judiciaire par le parquet.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 11 mars, l’instance d’autorégulation des médias indique avoir reçu, le lundi 9 mars 2026, un signalement concernant la publication de ce photomontage, diffusé à la suite du discours du président de la République lors de l’Assemblée générale de la coalition « Diomaye Président. »

Estimant que cette production pouvait être contraire aux règles éthiques et déontologiques régissant la profession, le CORED avait décidé de s’autosaisir et d’engager l’instruction du dossier par son Tribunal des pairs.

Toutefois, l’instance a appris, le mardi 10 mars en début de soirée, l’arrestation de l’auteur de la publication par la Section de recherches de la gendarmerie nationale pour offense au président de la République. Conformément à ses textes, le CORED s’est alors dessaisi de l’affaire, le ministère public ayant décidé d’engager des poursuites judiciaires. L’organisation précise néanmoins avoir informé le parquet qu’une procédure interne avait déjà été ouverte contre le mis en cause.
 
 Le CORED a profité de l’occasion pour rappeler aux journalistes et techniciens des médias certaines dispositions du Code de la presse. L’article 13 stipule notamment que les professionnels des médias ne doivent pas déformer les faits ni publier des images, documents ou sons dont l’origine n’est pas clairement établie, et qu’ils doivent signaler tout montage d’images ou de sons.

L’article 17 insiste pour sa part sur le respect de la vie privée des personnes, considérant comme atteinte à celle-ci la publication de montages réalisés avec l’image ou les paroles d’une personne sans son consentement. L’article 18 appelle également au respect de la dignité humaine et proscrit toute allusion discriminatoire liée à l’origine, à la religion, au sexe ou à l’état de santé d’une personne.

Au-delà de ce rappel, le CORED souligne que les plateformes numériques et les réseaux sociaux ne constituent pas des « zones de non-droit ». L’instance exhorte les professionnels des médias à veiller au respect des institutions de la République et à faire preuve de responsabilité dans l’exercice de la liberté de la presse.

Elle invite enfin les médias à éviter de relayer des insultes ou propos irrespectueux visant les institutions, les autorités publiques, les religieux ou les citoyens, estimant que la diffusion de tels contenus est de nature à menacer la cohésion sociale et la stabilité du pays.
dakaractu



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
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Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
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En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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