Menu

POLÉMIQUE AUTOUR DE LA DESTRUCTION DE LA FRESQUE DE PAPA IBRA TALL : Le ministre Amadou Ba prône une réflexion nationale sur la protection des œuvres d'art


Rédigé le Lundi 12 Janvier 2026 à 00:52 | Lu 3 fois | 0 commentaire(s)



Invité de l’émission "En Vérité" sur la RTS, ce dimanche 11 janvier, le ministre de la Culture, Amadou Ba, s'est encore prononcé sur la destruction de l’œuvre de Papa Ibra Tall à la place de France de Thiès. Face à la polémique autour de cette affaire, il appelle à la retenue et à la responsabilité collective.
Amadou Ba a souligné qu’il ne s’agit pas d’enflammer la polémique ni de jeter en pâture le maire de Thiès. Selon lui, ce dernier a agi avec de bonnes intentions et a toujours montré un engagement remarquable envers la culture locale.
Le ministre a reconnu l’état de dégradation avancée de l’œuvre, mais rappelle que cela ne justifie pas une action non concertée. Il invite à tirer des leçons de cet incident pour mettre en place des procédures claires de réhabilitation des œuvres d’art dans l’espace public, afin de mieux protéger le patrimoine culturel sénégalais.
Au-delà de la polémique, le ministère entend tirer des enseignements durables. Il prévoit ainsi la mise en place de mécanismes spécifiques d’accompagnement à destination des collectivités territoriales, souvent démunies face à la gestion d’œuvres patrimoniales. L'objectif est d'assurer une prise en charge concertée, techniquement encadrée et respectueuse de l’héritage artistique national.
Concernant l’œuvre de Papa Ibra Tall, pionnier de l’art moderne sénégalais, le ministre affirme que seule une réhabilitation à l’identique est envisageable. Il précise que son ministère détient les archives originales (esquisses, dessins, références techniques) nécessaires pour en garantir l’authenticité, tout en soulignant le coût élevé de certains matériaux comme le carrelage, difficilement accessible pour une commune.
Amadou Ba rappelle que la culture est une compétence partagée entre l’État et les collectivités, et appelle à renforcer cette collaboration. Il reconnaît également des failles internes au sein de l’administration, assumant une part de responsabilité et ouvrant la voie à des réformes structurelles.
Des mesures fortes pour protéger le patrimoine culturel sénégalais
Dans la foulée, le ministre de la Culture a annoncé une série de mesures pour renforcer la protection du patrimoine artistique national. Il s’agit de la création d’un répertoire national des sites et œuvres culturels, même non classés. Cet inventaire couvrira tout le pays, des forts historiques de Sédhiou et de Podor aux fresques urbaines, afin de mieux surveiller, préserver et intervenir en amont.
Dans le même élan, un dispositif spécialisé de surveillance inspiré de la DSCOS sera mis en place pour protéger les œuvres, en collaboration avec les forces de sécurité. L'objectif est de prévenir les dégradations et ancrer la conscience patrimoniale dans la société.
Amadou Ba regrette la méconnaissance des grandes figures artistiques, comme Papa Ibra Tall, dont l’œuvre, pourtant monumentale, reste peu connue. Il appelle à un renouveau culturel pour remettre les artistes et le patrimoine au centre de l’actualité nationale.
Enfin, il réitère son soutien au maire de Thiès, saluant son engagement culturel, et garantit l’appui du ministère pour une reconstitution fidèle de l’œuvre détruite, dans le respect de la mémoire du maître.
 



Nouveau commentaire :



Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



News

Suivez-nous
Facebook
Twitter
YouTube
Rss

Les plus récentes

Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


Emission Température du 29 / 12 / 2025 : La poste, relance et depart volontaire au menu


Best Fm Tv en Live : Emission Jottayu Mouride Sadikh du 11 juillet 2025 par imam Abdoulaye thiam