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Marché central au poisson de Thiès : La mémoire des faits, la continuité de l'État (Talla Sylla)


Rédigé le Lundi 26 Janvier 2026 à 01:26 | Lu 3 fois | 0 commentaire(s)



Depuis mon départ de la tête de la municipalité en 2022, je me suis imposé une ligne de conduite stricte : le silence. Par respect pour l'institution et pour ne pas gêner l'action de mes successeurs, j'ai choisi de rester en retrait. Cependant, l'histoire a ses exigences et la vérité ses droits. Face aux polémiques actuelles entourant l'inauguration du nouveau marché central au poisson, il est de mon devoir de rétablir la chronologie des faits, non pour la gloire personnelle, mais pour la postérité et le respect dû aux Thiessois.
 
Une ambition née en 2014
 
Tout commence le 24 juillet 2014. Ce jour-là, alors que je suis élu Maire de la Ville de Thiès, je glisse une promesse à l'oreille du Préfet BALDÉ : le marché Sahm sera ma priorité absolue. Ce site était devenu une catastrophe écologique, une plaie béante au cœur de notre cité. Dès octobre 2014, après une concertation étroite avec les mareyeurs guidés par le doyen Pape GUEYE et feu Abdou DIAW, j'ai pris la décision difficile mais nécessaire de déguerpir ce site pour laisser place à une vision nouvelle.
 
 
Un projet gravé dans le marbre
 
Ce marché n'est pas une génération spontanée. Il est le fruit d'une planification rigoureuse.
Le 21 janvier 2016, le Conseil de Ville adoptait la délibération sur l'assiette foncière.
Le 5 mai 2018, en présence du Premier ministre Boun Abdallah DIONNE, nous rendions public le Plan de Développement de la Ville (PDV) et son Plan d'Investissement Prioritaire (PIP). Comme l'attestent les documents officiels de l'époque, la "Création d'un marché au poisson" figurait en bonne place parmi les 75 projets phares, chiffrés à plus de 78 milliards de FCFA.
 
La République en action
 
Conformément au Code général des collectivités territoriales, j'ai assumé ma responsabilité de Maire en allant chercher les moyens là où ils se trouvaient. J'ai sollicité le Président Macky Sall. Grâce à un plaidoyer républicain et constructif, nous avons obtenu l'intégration de ce projet dans les financements de l'État, via le Ministère des Pêches et l'Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM).
 
La victoire de Thiès
 
Il faut avoir l'honnêteté de reconnaître que la construction d'une nation est une course de relais.
Ce projet a été rêvé et conçu par le Maire Talla SYLLA et son Conseil.
Il a été financé sur décision du Président Macky SALL.
Il a été mis en œuvre par le Ministre Alioune Ndoye et le DG de l'ANAM Achille GUEYE.
C'est avec ces derniers que le maire Babacar DIOP a porté la truelle pour la pose de la première pierre.
Et aujourd'hui, c'est le gouvernement actuel qui tiendra les ciseaux pour l'inauguration.
C'est cela, la continuité de l'État. C'est cela, le service public.
Peu importe qui coupe le ruban, l'essentiel est ailleurs. L'essentiel est que les braves femmes transformatrices, les mareyeurs et les populations de Thiès disposent enfin de cet outil de travail moderne et stratégique.
C'est ma part de vérité. Elle est factuelle, vérifiable et sereine.
Vive Thiès, vive le Sénégal.
 
Talla SYLLA
Ancien Maire de la Ville de Thiès.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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