Pour le Président de la Cour suprême, le droit humain ne relève ni d’un contexte passager ni d’une conjoncture politique. Il s’inscrit dans une perspective durable, universelle et intemporelle. « Le droit humain est indissociable de l’égalité de l’humanité », a-t-il insisté, appelant à une justice qui protège sans distinction, qui rassemble et qui garantit à chaque citoyen le respect de ses droits fondamentaux. Il a également souligné la responsabilité particulière du juge dans la préservation de ces principes, dans un monde marqué par des mutations sociales, technologiques et économiques rapides.
Justice, éducation et responsabilité sociale
Le magistrat a aussi mis en lumière le rôle central de l’éducation judiciaire et de la sensibilisation des citoyens au droit. Selon Mahamadou Mansour Mbaye, la justice ne peut être pleinement efficace sans une meilleure compréhension des règles juridiques par la population, notamment chez les jeunes. Il a plaidé pour un renforcement des mécanismes d’accompagnement éducatif, estimant que la prévention, l’information et la pédagogie constituent des leviers essentiels pour réduire les injustices et renforcer la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire.
Le défi du numérique et de la modernisation
Abordant les enjeux contemporains, le Président de la Cour suprême a évoqué la transformation numérique de la justice, appelant à une modernisation maîtrisée et responsable. Si le numérique offre des opportunités en matière d’efficacité et d’accès à la justice, il ne doit jamais affaiblir les principes fondamentaux du droit ni la dimension humaine de l’acte de juger. Le juge, a-t-il rappelé, reste avant tout un garant des libertés, appelé à exercer son office avec indépendance, rigueur et conscience. Mahamadou Mansour Mbaye a réaffirmé la mission essentielle de l’institution judiciaire : servir l’humanité à travers le droit, garantir l’égalité, protéger les plus vulnérables et consolider l’État de droit.
























