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Mahamadou Mansour Mbaye, Président Cour Suprême : « Le droit humain repose sur l’égalité et la dignité de tous »


Rédigé le Jeudi 22 Janvier 2026 à 18:38 | Lu 9 fois | 0 commentaire(s)



À l’occasion de la rentrée solennelle des cours et tribunaux, tenue ce jeudi, le Président de la Cour suprême, Mamadou Mansour Mbaye, a recentré son intervention sur la place du droit humain, l’égalité entre les citoyens et les défis contemporains de la justice. Devant le chef de l’Etat et les autorités judiciaires, les membres du gouvernement, les partenaires institutionnels et le monde universitaire, le magistrat a rappelé que le droit ne saurait être dissocié de la dignité humaine, soulignant que l’égalité devant la loi demeure le fondement même de toute société démocratique.
Pour le Président de la Cour suprême, le droit humain ne relève ni d’un contexte passager ni d’une conjoncture politique. Il s’inscrit dans une perspective durable, universelle et intemporelle. « Le droit humain est indissociable de l’égalité de l’humanité », a-t-il insisté, appelant à une justice qui protège sans distinction, qui rassemble et qui garantit à chaque citoyen le respect de ses droits fondamentaux. Il a également souligné la responsabilité particulière du juge dans la préservation de ces principes, dans un monde marqué par des mutations sociales, technologiques et économiques rapides.
Justice, éducation et responsabilité sociale
Le magistrat a aussi mis en lumière le rôle central de l’éducation judiciaire et de la sensibilisation des citoyens au droit. Selon Mahamadou Mansour Mbaye, la justice ne peut être pleinement efficace sans une meilleure compréhension des règles juridiques par la population, notamment chez les jeunes. Il a plaidé pour un renforcement des mécanismes d’accompagnement éducatif, estimant que la prévention, l’information et la pédagogie constituent des leviers essentiels pour réduire les injustices et renforcer la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire.
Le défi du numérique et de la modernisation
Abordant les enjeux contemporains, le Président de la Cour suprême a évoqué la transformation numérique de la justice, appelant à une modernisation maîtrisée et responsable. Si le numérique offre des opportunités en matière d’efficacité et d’accès à la justice, il ne doit jamais affaiblir les principes fondamentaux du droit ni la dimension humaine de l’acte de juger. Le juge, a-t-il rappelé, reste avant tout un garant des libertés, appelé à exercer son office avec indépendance, rigueur et conscience. Mahamadou Mansour Mbaye a réaffirmé la mission essentielle de l’institution judiciaire : servir l’humanité à travers le droit, garantir l’égalité, protéger les plus vulnérables et consolider l’État de droit.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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