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Les Lions de la Teranga ont tenu, ce jeudi, leur avant-dernière séance d’entraînement à Dakar, au stade Léopold Sédar Senghor. Le départ de la sélection nationale pour Tanger est prévu ce vendredi. La séance s’est achevée dans une ambiance convivial


Rédigé le Vendredi 19 Décembre 2025 à 17:01 | Lu 7 fois | 0 commentaire(s)



Le secteur de la construction a enregistré une nette contre-performance au troisième trimestre 2025. D’après les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANDS), le chiffre d’affaires global du secteur s’est contracté de 4,3 % par rapport à la même période de 2024, confirmant un ralentissement marqué de l’activité.
Cette baisse s’explique principalement par le fort repli du sous-secteur du génie civil, dont le chiffre d’affaires a chuté de 23,2 % en glissement annuel. La construction de bâtiments affiche également une tendance négative, avec une diminution de 4,9 %, traduisant un ralentissement des projets immobiliers et des travaux d’infrastructures.
Toutefois, cette dynamique baissière a été partiellement atténuée par la bonne tenue des activités spécialisées de construction, dont le chiffre d’affaires a progressé de 53,1 % sur la période. Une évolution qui témoigne d’un certain dynamisme dans des segments techniques spécifiques, sans toutefois suffire à inverser la tendance générale du secteur.
Sur l’ensemble des trois premiers trimestres de 2025, la situation apparaît encore plus préoccupante. En cumul, le chiffre d’affaires du secteur de la construction accuse un recul de 12,9 % par rapport à la période correspondante de 2024, selon l’ANDS, confirmant une crise plus structurelle.
Un secteur du BTP en crise profonde au Sénégal
Au Sénégal, ces chiffres s’inscrivent dans un contexte particulièrement tendu pour le secteur du BTP (Bâtiment et Travaux publics), confronté à une crise profonde. Les professionnels du secteur pointent une dette massive de l’État envers les entreprises, estimée à plusieurs centaines de milliards de francs CFA,.
Cette situation a entraîné l’arrêt de nombreux chantiers, des licenciements, ainsi que des retards et impayés de salaires, fragilisant des milliers de travailleurs et menaçant la survie de nombreuses entreprises. Face à cette crise, les acteurs du BTP réclament un plan de paiement urgent de la dette de l’État, une réforme en profondeur des marchés publics, ainsi qu’une préférence nationale afin de mieux protéger les entreprises locales face à la concurrence étrangère.
Dans un contexte économique déjà sous pression et alors que plusieurs engagements gouvernementaux tardent à se concrétiser, la situation du BTP apparaît comme un enjeu majeur pour l’emploi, la croissance et la stabilité sociale. Les données publiées par l’ANDS viennent ainsi confirmer l’ampleur des difficultés d’un secteur clé de l’économie sénégalaise.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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