Menu

Gestion de Pastef: Le FDR dénonce un régime « sans vision et sans résultats »


Rédigé le Vendredi 19 Décembre 2025 à 16:58 | Lu 7 fois | 0 commentaire(s)



À bientôt deux ans de l’accession de PASTEF au pouvoir, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) dresse un bilan qu’il juge catastrophique. Réuni ce jeudi face à la presse, le Front n’a pas pris de gants pour répondre à sa propre évaluation du régime en place : « Un non clair, un non massif, un non indigné ! », a lancé d’entrée Samba Sy, ancien ministre du Travail sous Macky Sall et figure du FDR.
Pour l’opposition, ce rejet sans nuance traduit un profond malaise national, nourri par ce qu’elle considère comme l’absence de vision, l’improvisation politique et la dégradation continue des indicateurs économiques et institutionnels.
Sur le plan économique, le diagnostic du FDR est sévère. « Le pouvoir manifeste une évidente incapacité à définir un cap clair pour notre économie », a martelé Samba Sy, fustigeant ce qu’il qualifie de « manipulation politicienne de la fable de la dette cachée ». Selon lui, cette narration aurait servi d’alibi à une gouvernance hésitante et à des renoncements majeurs.
L’opposition cite une série de dysfonctionnements qu’elle estime révélateurs : bourses des étudiants impayées, factures en souffrance pour les entreprises de BTP, campagne arachidière paralysée. « Les caisses désespérément vides de l’État empêchent de s’acquitter des dettes de l’année passée vis-à-vis des opérateurs privés stockeurs », a dénoncé l’ancien ministre.
Plus inquiétant encore, selon les chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) cités par le FDR, les importations de céréales ont atteint 2 323 625 tonnes en septembre 2025, contre environ 2 millions de tonnes en 2023. « En moins de deux années de pouvoir PASTEF, le Sénégal s’éloigne davantage de son objectif de souveraineté alimentaire », a alerté Samba Sy.
Le Front ne se limite pas au terrain économique. Sur le plan des libertés publiques et de l’État de droit, le tableau dressé est tout aussi sombre. « La manipulation de la justice se poursuit, sous des modalités davantage insidieuses », affirme le FDR. Il accuse le pouvoir d’instrumentaliser le Parquet pour « retarder au maximum les libérations ordonnées » et d’imposer aux personnes concernées « des contraintes injustifiées ».
L’opposition s’indigne également de « l’impunité » dont bénéficierait « un ministre ayant reconnu avoir détourné des fonds sociaux au profit de camarades de parti, présentés comme ‘victimes’ ou ‘martyrs’, sans aucune décision judiciaire ».
Une crise politique qui fragilise les institutions
Sur le terrain politique, le FDR évoque une situation « tragi-comique ». Il dénonce une « guerre larvée » entre des camps retranchés à la Présidence et à la Primature, sur fond de rivalités liées, selon lui, à la candidature de PASTEF à la présidentielle de 2029.
« L’Assemblée nationale a été ridiculisée par une séance impromptue de questions au gouvernement, organisée à la hâte pour offrir une tribune au Premier ministre désireux de mobiliser une fraction du parti au pouvoir », a fustigé Samba Sy. Une situation qui, selon le Front, « jette un grave discrédit sur le pays et menace sa stabilité politique et institutionnelle ».
Train de vie ostentatoire et baisse des prix « cosmétique »
Enfin, le FDR pointe un contraste qu’il juge choquant entre la situation économique générale et le comportement de certains responsables. Alors que « des pans entiers de l’économie sont plongés dans l’incertitude », l’opposition affirme que des dignitaires du régime « affichent ostensiblement un insolent train de vie », entre jets privés et véhicules de luxe.
La récente baisse des prix annoncée par le gouvernement est, elle aussi, qualifiée de « cosmétique ». Le Front s’interroge : « Comment expliquer que le litre de super coûte 820 FCFA en Côte d’Ivoire depuis novembre 2025, contre 920 FCFA au Sénégal en décembre, alors que le prix du baril oscille entre 60 et 65 dollars depuis 2024 ? » Le FDR exige une réduction « réelle et structurelle » des prix de l’énergie, capable de soulager durablement les populations.



Nouveau commentaire :



Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



News

Suivez-nous
Facebook
Twitter
YouTube
Rss

Les plus récentes

Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


Emission Température du 29 / 12 / 2025 : La poste, relance et depart volontaire au menu


Best Fm Tv en Live : Emission Jottayu Mouride Sadikh du 11 juillet 2025 par imam Abdoulaye thiam