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Événements de 2021-2024: Hélène Tine demande la transparence sur l’utilisation des 5 milliards d’indemnisation


Rédigé le Lundi 29 Décembre 2025 à 17:37 | Lu 7 fois | 0 commentaire(s)



Invitée de l’émission "En Vérité" sur Radio Sénégal, Hélène Tine, présidente du Mouvement pour un Sénégal d’éthique et de travail, a réclamé davantage de clarté et de rigueur dans le dossier de l’indemnisation des victimes des événements survenus entre 2021 et 2024. Elle a appelé les institutions compétentes à s’autosaisir, afin d’éclairer l’opinion publique sur l’utilisation de l’enveloppe de cinq milliards de francs Cfa annoncée par les autorités.
Pour Hélène Tine, l’allocation de cette somme, en l’absence de toute décision de justice préalable, pose un sérieux problème de méthode et de légalité. Elle juge « incompréhensible » le processus de recensement et d’identification des victimes, estimant que celui-ci manque de transparence et de fondement judiciaire. Se déclarant elle-même victime, son véhicule ayant été endommagé lors des événements à l’université, elle rappelle que les préjudices subis concernent des profils variés : propriétaires de stations-service incendiées, commerçants victimes de pillages, particuliers ayant subi des pertes matérielles importantes.
Face à cette situation, la présidente du Mouvement pour un Sénégal d’éthique et de travail estime que la justice doit aller « jusqu’au bout », afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les faits, mais également, sur les mécanismes d’indemnisation mis en place. Elle appelle notamment l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), le procureur de la République, ainsi que les institutions relevant du ministère de la Justice, à s’autosaisir du dossier. Selon elle, ni les anciennes autorités ni les nouvelles ne doivent disposer d’un pouvoir discrétionnaire dans la conduite des poursuites ou dans l’utilisation des fonds publics.
Abordant la question plus large de la reddition des comptes, Hélène Tine rappelle qu’il s’agit d’un engagement majeur des nouvelles autorités. Elle soutient que toute personne ayant exercé des responsabilités publiques, doit rendre compte de sa gestion. Elle a également évoqué la promesse de lever la loi d’amnistie, afin de permettre à la justice d’établir la vérité et de rendre justice à l’ensemble des victimes.
Pour Hélène Tine, seule une démarche fondée sur la transparence, l’intervention des institutions indépendantes et le strict respect des procédures judiciaires, permettra de restaurer la confiance des citoyens et d’assurer une réparation juste et équitable aux victimes des événements de 2021 à 2024.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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