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Document-Lutte contre la corruption : Diomaye Faye signe un nouveau décret pour encadrer l’OFNAC


Rédigé le Mercredi 3 Décembre 2025 à 13:11 | Lu 8 fois | 0 commentaire(s)



L’État poursuit son chantier de modernisation du système national d’intégrité avec la signature par le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye du décret fixant les modalités d’application de la loi n° 2025-12 du 03 septembre 2025 portant création de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), le 18 novembre dernier.

 
Ceci fait suite au projet dudit décret rédigé par le ministre de la Justice, Yassine Fall. Selon elle, cette réforme majeure fait suite aux limites constatées dans l’ancienne législation. En effet, la «loi n° 2024-06 du 09 février 2024, abrogeant et remplaçant la loi n° 2012-30, avait introduit des innovations qui empiétaient sur des prérogatives strictement judiciaires, notamment en matière de garde à vue, de médiation pénale ou de compétence exclusive sur l’enrichissement illicite ». Ce déphasage avec les principes fondamentaux de la procédure pénale avait suscité des préoccupations juridiques et institutionnelles.
Et, expose la ministre, dans le cadre de l’Agenda national de Transformation, les pouvoirs publics ont engagé la refonte du dispositif national de lutte contre la corruption, afin de mieux articuler les missions de l’OFNAC avec son statut d’autorité administrative indépendante. La loi n° 2025-12 du 03 septembre 2025 consacre ainsi une réorganisation de l’organe anticorruption et un renforcement de ses moyens d’action.
Le nouveau cadre prévoit un élargissement du champ des assujettis à la déclaration de patrimoine, la prise en charge des nouvelles prérogatives relatives à la protection des lanceurs d’alerte et une clarification des procédures et des compétences internes à l’Office.
Le projet de décret d’application, articulé autour de cinq chapitres, détermine les dispositions générales, l’organisation des organes de gouvernance, le statut du personnel, les ressources financières et les mesures finales.
La loi sur l’OFNAC a été adoptée, par l’Assemblée nationale, depuis le lundi 25 août.
Cette nouvelle structure apporte des innovations à savoir l’exclusion des missions d’audit et de lutte contre la fraude dans les attributions de l’OFNAC, la systématisation de la procédure d’appel à candidature pour la nomination de tous les membres de l’OFNAC, la libre publication des rapports des corps et institutions de contrôle, de vérification et d’inspection, la révision des conditions d’assujettissement à la déclaration de patrimoine et la limitation à trois (3) ans de la durée du mandat de la moitié des premiers membres nommés en vue d’assurer la bonne continuité du service par la préservation de la mémoire de l’OFNAC au titre des dispositions transitoires.
Ancien ministre de la Justice à l’époque, Ousmane Diagne avait soutenu que «la mise en place du nouvel Ofnac va traduire en actes, la nouvelle politique de redevabilité et de lutte contre la corruption ».
 



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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