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Crise à l’ARP : le SAMES brise le silence et accuse une dérive grave de gouvernance


Rédigé le Mardi 13 Janvier 2026 à 18:14 | Lu 2 fois | 0 commentaire(s)



Le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens Dentistes du Sénégal (SAMES) a publié un communiqué au ton particulièrement alarmant sur la situation à l’Agence sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP), institution clé dans la protection de la santé publique. Le syndicat dit exprimer sa « consternation » et sa « profonde indignation » face à ce qu’il qualifie de crise majeure de gouvernance, estimant que l’ARP traverse une phase de dysfonctionnements susceptibles de fragiliser la sécurité du médicament au Sénégal.

 

Selon le SAMES, plusieurs scandales, dont l’affaire dite « Softcare », illustreraient des pratiques contraires aux textes réglementaires en vigueur, notamment au décret N 2022/824 du 7 avril 2022. Le syndicat évoque des soupçons de corruption, une gestion jugée opaque et des violations présumées des procédures de régulation pharmaceutique. Tout en rappelant le principe de la présomption d’innocence, le SAMES estime que toute entorse aux règles du secteur constitue un risque sérieux pour la santé des populations et relève potentiellement du champ pénal.

 

Le communiqué dénonce également des pratiques de recrutements qualifiées de clientélistes, marquées par le favoritisme et le népotisme, qui porteraient atteinte aux principes de transparence, d’équité et de mérite dans l’accès à l’emploi public. Le SAMES interpelle directement le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, estimant que l’absence de décisions fortes face à des alertes répétées engage une lourde responsabilité morale. Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens est aussi appelé à se prononcer, au nom du respect du code de déontologie et de la crédibilité de la profession.

 

Face à ce qu’il considère comme une inaction persistante de la tutelle, le SAMES annonce son soutien à la saisine des autorités judiciaires afin que les faits allégués soient examinés par une enquête indépendante. Le syndicat se déclare en état de mobilisation permanente et prévient qu’il usera de tous les moyens syndicaux et légaux pour, selon ses termes, « mettre fin à l’impunité » et restaurer l’intégrité de l’ARP. Il affirme enfin rester vigilant quant au respect des droits et de la sécurité des travailleurs de l’agence, tout en réaffirmant sa confiance dans la justice sénégalaise pour faire la lumière sur ce dossier sensible.




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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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