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Cour Suprême : la révocation de Barthélemy Dias examinée en Chambre administrative, le fauteuil de maire de Dakar toujours menacé


Rédigé le Mardi 6 Janvier 2026 à 11:53 | Lu 8 fois | 0 commentaire(s)



L’ancien maire de Dakar, Barthélemy Dias, pourrait voir son statut d’élu remis une nouvelle fois en cause. La Chambre administrative de la Cour suprême doit se pencher après-demain, 8 janvier 2026, sur un recours portant sur sa révocation, informe Les Échos.
 
Le litige trouve son origine dans un arrêté du préfet de Dakar, déclarant Barthélemy Dias démissionnaire de son poste de conseiller municipal, suite à une condamnation pénale définitive. Contestant cette décision, l’ancien édile avait saisi la Chambre d’accusation, puis la Cour d’appel, laquelle avait confirmé l’autorité administrative. Barthélemy Dias avait alors formé un pourvoi en Cour suprême, mais la Chambre administrative l’avait débouté le 18 septembre dernier, considérant notamment que ses conseils avaient présenté leurs observations hors délais.
 
Pour Les Échos, l’enjeu de ce nouveau passage devant la Cour suprême reste important : une décision favorable à Barthélemy Dias pourrait créer des perturbations dans la gouvernance de la mairie de Dakar, où le fauteuil de maire reste sous surveillance juridique.
 
La haute juridiction avait déjà rappelé que, malgré son élection au suffrage universel, Barthélemy Dias pouvait être déclaré démissionnaire par le préfet, conformément à l’article L.277 du Code électoral, dès lors qu’un conseiller municipal se trouve dans une situation d’inéligibilité. Cette motivation réduit sensiblement les chances d’une issue favorable pour l’ancien maire.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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