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Coopération Sénégal - Etats Unis : Sécurité, vers l’adoption de la doctrine nationale de police de proximité


Rédigé le Mardi 17 Décembre 2024 à 05:54 | Lu 5 fois | 0 commentaire(s)


Un atelier stratégique de validation de la doctrine nationale de police de proximité, s’est ouvert lundi, à Dakar, à l’initiative du ministère de l’Intérieur et avec l’appui technique du projet « Enabiling Community Oriented Policing in Senegal » (COPS). « Cet atelier, financé par le Bureau des affaires internationales et de stupéfiants et de l’application de la loi ANL du département des États-Unis d’Amérique et mis en œuvre par Strategies Capacity Group, marque une étape clé dans l’évolution de nos stratégies en matière de sécurité publique », explique le Directeur de Cabinet du ministre de l’Intérieur, Abdourahmane Ndiaye, qui a présidé la rencontre.


« La Doctrine nationale de police de proximité qui sera bientôt mise en œuvre, repose sur une sécurité participative, préventive et inclusive, en alignement avec les priorités stratégiques de notre pays », a-t-il fait savoir.

Il a ajouté qu'« elle s’inscrit pleinement, dans l’agenda Sénégal 2050, traçant les grandes lignes d’un Sénégal résilient, inclusif et sûr, où la sécurité est un plier fondamental du développement durable ».

Selon lui, l’adoption de cette doctrine constituera « une avancée majeure pour rapprocher les forces de sécurité des communautés et renforcer la confiance mutuelle, gage de la réussite de notre politique sécuritaire ».

A terme, a-t-il dit, « les forces de défense et de sécurité doivent d’abord être visibles et accessibles, rassurant les populations par leur présence ».

« Elles devront également écouter et collaborer, en répondant aux préoccupations locales, avec pertinence et efficacité », et aussi, « respecter les droits humains, en incarnant l’équité, la transparence et le professionnalisme »’, a ainsi laissé entendre Abdourahmane Ndiaye.
 



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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