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Collecte et traitement des données personnelles : la CDP publie son rapport du 4ᵉ trimestre 2025


Rédigé le Jeudi 12 Février 2026 à 20:18 | Lu 4 fois | 0 commentaire(s)



Collecte et traitement des données personnelles : la CDP publie son rapport du 4ᵉ trimestre 2025

La Commission de Protection des Données Personnelles (CDP) a rendu public, ce jeudi 12 février 2026, son rapport trimestriel relatif au quatrième trimestre 2025.

Dans le document exploité par la rédaction de Dakaractu, l’organe de régulation informe avoir traité 165 dossiers au total. Elle a enregistré 127 déclarations et délivré 123 récépissés de déclaration. La Commission a également reçu 41 demandes d’autorisation et en a accordé 39. Par ailleurs, 14 plaintes et 2 signalements ont été enregistrés durant la période concernée.

Au cours de ses travaux, la CDP a décidé de surseoir à trois dossiers liés à des systèmes de vidéosurveillance, en raison de manquements constatés.

Trois structures épinglées

1. Hôtel Novotel de Dakar
La CDP demande notamment :

la désinstallation des caméras installées à la piscine ;

la réorientation de celles placées au niveau des caisses (bar et Ibis) ;

la mise en place d’une politique de protection des données personnelles ;

l’augmentation de la taille des panneaux d’information ;

la formalisation de l’exercice des droits des personnes ;

la finalisation des engagements de confidentialité avec le sous-traitant ;

ainsi que la déclaration modificative des nouvelles caméras.

2. Clinique Dabia

La Commission exige :

la désinstallation des caméras dans les salles de soins ;

la réorientation des caméras vers les seules caisses ;

la désactivation de la prise de son ;

l’intégration du numéro de récépissé de la CDP sur les panneaux d’information ;

la sensibilisation du personnel ;

et la déclaration du système après modifications.

3. Senediis Sarl
Il est demandé : la désinstallation des caméras dans les bureaux et la cuisine ;

la déclaration du système après modifications ;

l’intégration du numéro de récépissé sur les panneaux ;

et la formalisation de l’exercice des droits des personnes concernées.

Des manquements récurrents liés à la vidéosurveillance

La CDP souligne que les irrégularités les plus fréquentes relevées lors des contrôles concernent l’installation de caméras dans des espaces privés au sein des lieux de travail.

La Commission rappelle que l’installation et l’exploitation des systèmes de vidéosurveillance doivent strictement respecter les dispositions légales et réglementaires en vigueur, notamment dans les espaces professionnels et privés tels que les hôtels ou les grandes surfaces.

Elle précise également que la majorité des contrôles effectués en matière de vidéosurveillance font suite à des plaintes ou signalements.

À cet effet, la CDP invite les responsables de traitement à renforcer la sensibilisation et l’information de leur personnel sur les obligations en matière de protection des données à caractère personnel.




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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
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Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
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En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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