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CRISE A TDS-SA : LES TRAVAILLEURS ALERTENT SUR L’AVENIR DE L’ENTREPRISE


Rédigé le Mardi 30 Décembre 2025 à 20:33 | Lu 10 fois | 0 commentaire(s)



La Société de Télédiffusion du Sénégal (TDS-SA), opérateur unique de la Télévision numérique terrestre (TNT), traverse une crise profonde qui menace sa pérennité et les emplois de son personnel. Dans un communiqué transmis à Seneweb, le secrétaire général du SYNPAP, Ngor Diouf, évoque une situation « alarmante » et appelle à une réaction urgente des autorités.
Sur le plan stratégique, les travailleurs dénoncent une entreprise « méconnue » du grand public, affaiblie par une communication institutionnelle jugée défaillante. Malgré son rôle central, TDS-SA serait écartée des grands rendez-vous nationaux et internationaux (CAN, JOJ Dakar 2026) et absente des cadres de décision.
Ils pointent également la non-exploitation des infrastructures issues du rachat des multiplex d’EXCAF, laissées en friche depuis plus d’un an, alors qu’elles représentent des investissements de plusieurs milliards de FCFA.
Sur le plan opérationnel, la dégradation du signal TNT et l’état préoccupant des centres émetteurs inquiètent. Pannes récurrentes, radios hors service dans certaines régions, manque d’équipements, absence d’internet fonctionnel, climatisation défectueuse et conditions d’hygiène dégradées : les travailleurs décrivent un outil de production en déclin.
La trésorerie, quant à elle, serait sous forte tension. Les agents évoquent une gestion opaque, un recours quasi exclusif aux subventions de l’État et l’absence de recettes propres durables, exigeant plus de transparence et de rigueur budgétaire.
Tensions internes et zones d’ombre dans la gestion
TDS-SA fait aussi face à plusieurs contentieux impliquant d’anciens et d’actuels salariés. L’absence d’un directeur juridique est considérée comme une faille majeure, exposant l’entreprise à des risques judiciaires et financiers. Des doutes persistent par ailleurs sur les procédures de passation des marchés publics, notamment depuis l’arrivée de la Directrice générale.
Le climat social est fortement détérioré. Les travailleurs dénoncent des affectations jugées abusives, des postes confiés à des agents non qualifiés, ainsi que des pratiques apparentées à du harcèlement moral. Ils alertent sur un personnel démotivé, inquiet pour ses perspectives d’évolution et pour la sauvegarde des emplois.
Plusieurs décisions de la Direction générale suscitent enfin des interrogations : versement complet des salaires en mai 2024 malgré la situation financière, contrats de véhicules contestés, dépenses jugées excessives, distribution présumée d’enveloppes à titre personnel et licenciement du Directeur des ressources humaines pour avoir refusé certaines pratiques.
Face à l’ensemble de ces dysfonctionnements, les travailleurs appellent les autorités de tutelle et les organes de contrôle à agir pour préserver une entreprise jugée stratégique pour la souveraineté audiovisuelle du pays.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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