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Bourses universitaires : le gouvernement débloque 3,8 milliards pour apaiser la crise à l’UCAD


Rédigé le Mardi 9 Décembre 2025 à 11:05 | Lu 9 fois | 0 commentaire(s)



Bourses universitaires : le gouvernement débloque 3,8 milliards pour apaiser la crise à l’UCAD
Le ministère de l’Enseignement supérieur a annoncé une série de mesures destinées à résoudre la crise opposant l’État au Collectif des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). À l’issue de plusieurs rencontres, le ministre Daouda Ngom a présenté un plan de sortie de crise qui mobilise plus de 3,8 milliards de francs CFA.

Selon le communiqué signé par le Directeur des Bourses, Jean Amédé Diatta, le ministre affirme qu’une première mesure vise à assurer le paiement de la bourse du Master I pour l’année académique 2025/2026, et celle du Master II pour 2026/2027. Le ministre explique que « 12.238 étudiants retardataires de Licence et Master I recevront un montant exceptionnel de 115.000 francs CFA en plus de leurs allocations de janvier ».

Une seconde proposition concerne les étudiants de Master II, dont 1.970 ayant déjà déposé leurs mémoires, qui bénéficieront d’un accompagnement financier spécifique. Pour ceux dont la formation est en cours, le ministère prévoit une aide globale de 390.000 francs CFA, correspondant à « une mensualité de 65.000 francs CFA payable de février à juillet 2026 ».

De plus, les étudiants n’ayant pas encore perçu leurs allocations liées aux changements de taux recevront « un paiement de 300.000 francs CFA début février 2026 », précise le ministre. Tous les étudiants de Master II bénéficieront également de la subvention de mémoire habituelle de 150.000 francs CFA.

Au total, « l’État consent un effort financier de 3.827.710.000 francs CFA malgré les contraintes budgétaires », souligne le communiqué.

Le ministère rappelle enfin que le paiement du mois de novembre 2025 sera effectué pour tous les étudiants remplissant les critères d’éligibilité, même en cas de retard administratif.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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