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Bourses de sécurité familiale : plus de 355 000 bénéficiaires payés dès ce 19 mars


Rédigé le Jeudi 19 Mars 2026 à 11:35 | Lu 1 fois | 0 commentaire(s)


La Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale lance le paiement des bourses de sécurité familiale pour le premier trimestre 2026 sur toute l’étendue du territoire.


Le Gouvernement du Sénégal franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa politique de protection sociale avec le démarrage, ce jeudi 19 mars 2026, du paiement des bourses de sécurité familiale. Cette opération, pilotée par la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, s’inscrit dans la deuxième phase du Programme national de bourses de sécurité familiale, un dispositif central dans la lutte contre la pauvreté.
Le ciblage des bénéficiaires repose sur le Registre national unique, considéré comme l’outil de référence pour l’identification et le suivi des ménages vulnérables. En ce qui concerne les titulaires de la Carte d’égalité des chances, la sélection s’appuie sur les données fournies par la Direction générale de l’Action sociale, garantissant une prise en compte spécifique des personnes vivant avec un handicap.
Au total, 355 013 bénéficiaires sont concernés par cette opération, chacun recevant une allocation de 35 000 francs CFA. Le paiement est assuré par la La Poste, sur présentation d’une carte nationale d’identité valide et d’une attestation d’allocataire, afin de sécuriser le processus de distribution.
À travers ce programme, les autorités entendent renforcer la solidarité nationale et apporter un soutien direct aux ménages les plus vulnérables. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer les conditions de vie des populations et à consolider les mécanismes de protection sociale au Sénégal.





Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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