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Blessés, panique, drones malveillants : L’AIBD plongé dans un scénario de crise extrême


Rédigé le Lundi 22 Décembre 2025 à 20:50 | Lu 6 fois | 0 commentaire(s)



C’était la panique totale, à l’atterrissage d’un avion à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Passagers en manque d’oxygène, blessés présentant des plaies béantes, un homme grièvement touché à l’œil, un équipage tentant de calmer des voyageurs tétanisés par la peur. La gendarmerie, la police, l’armée de l'air les équipes de secours et les services de santé se déploient en urgence. Un drone aurait attaqué l’appareil.
La scène, spectaculaire et angoissante, n’était pourtant pas réelle. Il s’agissait de l’opération “Thiely”, une simulation destinée à évaluer la réactivité des autorités aéroportuaires, sécuritaires et sanitaires face à une crise majeure. Cet exercice d’envergure est organisé tous les deux ans dans chaque aéroport, conformément aux exigences internationales.
Selon le colonel François Sambou, secrétaire général de la Haute autorité des aéroports du Sénégal, cet exercice répond à une obligation internationale. "Il est exigé d’organiser, tous les deux ans, un exercice de grande ampleur en matière de gestion de crise, de sûreté et de sécurité. Le dernier remonte à 2023. Il était donc impératif d’en tenir un en 2025".
Askin Demir, le directeur général de LAS, gestionnaire de l’AIBD, d’ajouter qu’un tel exercice s’inscrit dans le cadre du plan d’urgence de l’aéroport. "Tous les deux ans, nous organisons un exercice en tenant compte des menaces récentes. Aujourd’hui, partout dans le monde, la menace émergente concerne les drones. Le scénario de cette année repose donc sur l’intrusion de drones dans l’espace aéroportuaire", explique-t-il.
L’opération "Thiely" a mobilisé l’ensemble des parties prenantes : l’autorité de l’aviation civile, la police, la gendarmerie, les douanes, l’armée de l’air, les services de santé, les sociétés privées de sûreté ainsi que les entreprises d’assistance aéroportuaire comme 2AS, AIBD-SA...
"Chaque entité a un niveau de responsabilité bien défini. L’exercice a été dirigé par le colonel de l’autorité aéroportuaire. L’objectif principal reste la sûreté et la sécurité de l’aéroport. Ces exercices nous permettent d’évaluer notre niveau de préparation, d’identifier nos points forts et nos faiblesses, et surtout de renforcer la coordination entre les acteurs", ajoute Askin Demir.
Un premier débriefing a été effectué, mais une analyse plus approfondie est prévue les semaines à venir afin de formuler des recommandations concrètes.
Le scénario retenu cette année combine des actes intentionnels de sûreté, notamment l’usage malveillant de drones, avec des incidents de sécurité. "En aviation, la sécurité concerne les événements accidentels, tandis que la sûreté touche aux actes intentionnels. L’attaque par drone relève clairement de la sûreté", précise le colonel Sambou. 
Toutes les entités opérant sur la plateforme aéroportuaire ont été mobilisées, avec la participation d’acteurs extérieurs jouant des rôles spécifiques dans la simulation. "Le but reste l’amélioration continue de notre système de sûreté et de sécurité. Des recommandations seront formulées après un débriefing approfondi", fait-il savoir.
SENEWEB



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
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Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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