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Arrêté et déféré au parquet : Ce que le Boss de «Premier Bet» a dit à la Dic


Rédigé le Jeudi 8 Août 2024 à 16:29 | Lu 12 fois | 0 commentaire(s)


Le patron de «Premier Bet» au Sénégal a été arrêté alors qu’il tentait de quitter le territoire national au moment où une procédure de redressement fiscal sur plus de 12 milliards de francs Cfa est ouverte contre sa boîte ainsi qu’une plainte pour fraude fiscale. Face aux enquêteurs, il s’est expliqué.


Arrêté et déféré au parquet : Ce que le Boss de «Premier Bet» a dit à la Dic
Joris Dutel, le Patron de "Premier Bet" Sénégal a été déféré au parquet hier mardi. Il est poursuivi pour fraude fiscale et détournement de deniers publics, renseigne Libération. Pourquoi a-t-il tenté de quitter le territoire national ? «À la suite de mon interrogatoire, mon épouse a paniqué et a décidé de rentrer au pays avec les enfants plus précisément à Lyon. A cet effet, j'ai décidé de les accompagner», a-t-il répondu aux enquêteurs.

Sur le redressement de 12,2 milliards de Fcfa, M. Dutel concède: «Effectivement, il y'a de cela trois mois, une équipe de vérificateur nous a été envoyée pour effectuer un contrôle général de comptabilités (…) Après vérification des données, des écarts ont été constatés et dus en grande partie à la non application de la Tva sur les produits de jeux Premier Bet. Concernant la notification de redressement, nous avons un délai d'un mois pour y travailler et apporter les justificatifs nécessaires», s'est-il défendu.

Pour ce qui est de la cessation des activités de «Premier Bet» au Sénégal, mettant au chômage plusieurs employés, M. Dutel déclare que le business n'est plus viable économiquement et financièrement si l'exonération de Tva ne s'étend pas aux cocontractants de la Lonase. Il dit avoir fait un courrier au nouveau directeur de la Lonase pour l'informer de la fermeture de leurs magasins à compter du 31 juillet 2024. Il indique aussi avoir informé l'inspection du travail.
 



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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