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ACTE CONTRE-NATURE, TRANSMISSION VOLONTAIRE DU VIH DANS L’AFFAIRE PAPE CHEIKH DIALLO ET AUTRES : L’avocat entre son serment et la réprobation de la société pour un dossier de la honte


Rédigé le Mercredi 11 Mars 2026 à 08:20 | Lu 3 fois | 0 commentaire(s)




L’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et leurs co-inculpés, poursuivis notamment pour « actes contre-nature » et « transmission volontaire du VIH », place les avocats sénégalais face à un dilemme éthique inédit. Selon Les Échos, alors que le dossier compte près de 40 prévenus, seuls huit avocats - majoritairement de jeunes confrères - ont accepté de se constituer.
D’après l’enquête du journal, cette réticence inhabituelle au sein du barreau sénégalais, malgré des honoraires jugés attractifs, s’explique par un mélange de pression sociale, de considérations religieuses et de crainte de stigmatisation.
Plusieurs robes noires, interrogées par la même source, reconnaissent que le regard de la société constitue un frein majeur. L’un des avocats déjà constitué confie d’ailleurs, sous anonymat :
« Je ne veux même pas que les gens sachent que je suis dans cette affaire. C’est un dossier très sensible. Tu hésites plusieurs fois avant de te constituer et tu dois même consulter tes proches avant de te lancer. »
Dans un contexte où l’avocat est souvent assimilé à la cause qu’il défend, certains redoutent d’être étiquetés « l’avocat des goordjiguènes » (homosexuels) et de voir leur image personnelle ou celle de leur cabinet entachée. Cette appréhension est d’autant plus forte pour ceux qui envisagent une carrière politique. Comme l’explique un jeune avocat :
« Il y a quelque chose d’infamant qui fait que beaucoup d’avocats ne veulent pas que leurs noms soient associés à ces faits. »
Au-delà de la pression sociale, la dimension religieuse pèse également dans les choix de certains conseils. Un avocat pressenti pour rejoindre la défense affirme sans détour :
« Je ne peux pas prendre ce dossier. Jamais. Quand j’ai lu moi-même un passage du Coran où Dieu dit que c’est la pire des abominations, je ne peux pas accepter. »
Pour lui, les honoraires proposés ne changent rien à sa décision. Il ajoute même :
« Je ne veux pas que cet argent serve à ma famille. C’est de l’argent impropre à la consommation. »
Face à ces positions, d’autres avocats rappellent toutefois que le droit à la défense demeure un principe fondamental. Un doyen du barreau, fort de plus de trente ans de carrière, adopte une position tranchée :
« Même le plus grand criminel a droit à un avocat. J’ai prêté serment pour défendre la veuve et l’orphelin. Si quelqu’un me constitue et me paye en conséquence, je le défends en conséquence. C’est mon métier. »
Dans la même veine, un autre conseil compare le rôle de l’avocat à celui d’un médecin :
« L’avocat défend un dossier, il ne défend pas un goordjiguène. C’est comme le médecin qui a un patient entre les mains : il ne peut pas refuser de le soigner à cause de son statut. »
Certains avocats ont d’ailleurs accepté de se constituer par principe, parfois même sans percevoir d’honoraires. L’un d’eux explique :
« Je me suis constitué parce que je n’ai pas aimé certaines choses qui se sont passées à la brigade ce jour-là. Mais je n’ai pas demandé d’honoraires. »
L’interlocuteur du quotidien reconnaît toutefois la complexité du dossier et la pression de l’opinion :
« Au Sénégal, on a l’habitude d’assimiler l’avocat à la cause qu’il défend. »
Auteur: Senewebnews-RP



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
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Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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