Le dossier des 18 supporters sénégalais condamnés au Maroc connaît un nouveau rebondissement. Le ministère public et la partie civile marocains ont interjeté appel de la décision rendue le 19 février dernier par le tribunal de Rabat, qui avait infligé aux prévenus des peines allant de trois mois à un an de prison ferme.
La défense se prépare désormais à la riposte en vue de l’audience cruciale prévue le lundi 16 mars. Repris par L’Observateur, Me Patrick Kabou met en avant l’article 308 de la loi marocaine, qui exige la présence de l’instigateur des violences lors du procès. Or, selon l’avocat, le stadier présenté comme celui ayant porté les premiers coups n’a jamais comparu devant le tribunal. Un élément que le collectif de défense considère comme un vice de procédure majeur et sur lequel il compte s’appuyer pour tenter d’empêcher toute aggravation des peines.
Parallèlement au volet judiciaire, les avocats poursuivent une démarche diplomatique et politique. Une demande de grâce a ainsi été déposée directement auprès du Cabinet royal de Sa Majesté Mohammed VI, dans l’espoir d’accélérer la procédure et d’obtenir une décision souveraine.
En dernier recours, l’État du Sénégal, par l’intermédiaire de son ambassade, maintient également active la procédure de transfèrement. Cette option permettrait, si la voie diplomatique directe n’aboutissait pas, que les supporters purgent le reste de leur peine sur le sol sénégalais.
























