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Affaire FADP : Ibrahima Lissa Faye convoqué à la Sûreté urbaine, la tension monte dans le secteur de la presse


Rédigé le Mardi 31 Mars 2026 à 18:31 | Lu 1 fois | 0 commentaire(s)


L’affaire du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) connaît un nouveau tournant judiciaire avec la convocation de Ibrahima Lissa Faye, directeur de publication de PressAfrik et coordonnateur de la Coordination des associations de presse du Sénégal. Il est attendu ce mardi 31 mars à 15 heures à la Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar pour audition.


Cette convocation fait suite à sa citation par Mame Makhtar Guèye lors de son audition par les enquêteurs. Informé, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar a ordonné l’ouverture de nouvelles auditions dans ce dossier.
Habibou Dia, directeur de la Communication au ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, est également convoqué dans le même cadre. Selon les informations disponibles, un signalement émanant de ce département ministériel aurait été transmis au parquet, évoquant des propos jugés diffamatoires et susceptibles de porter atteinte à la crédibilité du FADP.
À l’origine de cette procédure, une intervention de Ibrahima Lissa Faye sur la RFM, au cours de laquelle il avait critiqué la répartition du fonds, affirmant notamment que la presse privée n’aurait perçu qu’une enveloppe de 500 millions de francs CFA. Ces déclarations avaient été reprises par Mame Makhtar Guèye dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux.
Ces développements interviennent dans un climat de fortes tensions entre les autorités et les acteurs des médias. Le CDEPS avait déjà dénoncé, fin janvier 2026, une répartition qu’il juge illégale de l’aide publique à la presse, pointant un manque de transparence dans le processus.
La question de la publication de la liste des bénéficiaires du FADP reste au cœur des débats, alimentant les suspicions au sein du secteur. Malgré les annonces des autorités, cette liste se faisait toujours attendre, contribuant à maintenir un climat de défiance.
Dans ce contexte, la judiciarisation de l’affaire suscite des interrogations. Certains y voient une tentative de régulation du débat public, tandis que d’autres redoutent une pression accrue sur les acteurs médiatiques. L’enquête se poursuit et pourrait déboucher sur de nouvelles auditions, voire des confrontations entre les différentes parties impliquées.





Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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