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Affaire ASER : AEE Power Senegal relance la bataille judiciaire devant la Cour suprême


Rédigé le Jeudi 19 Mars 2026 à 03:28 | Lu 3 fois | 0 commentaire(s)



Un nouveau rebondissement vient secouer le dossier déjà explosif opposant la société espagnole AEE Power Sénégal aux autorités dans le cadre des marchés d’électrification rurale. En effet, l’entreprise sénégalaise a officiellement déposé, le 3 mars 2026, une requête aux fins de rabat de l’arrêt n°04 rendu le 21 janvier 2026 par la deuxième chambre civile et commerciale de la Cour suprême. Cette procédure exceptionnelle, introduite au greffe central sous le numéro 099 du rôle général, vise à faire réexaminer une décision devenue particulièrement controversée dans un contentieux mêlant enjeux financiers, institutionnels et diplomatiques. Au cœur de cette nouvelle offensive judiciaire, la contestation de l’arrêt rendu en matière administrative par la haute juridiction sénégalaise. La société requérante tente ainsi d’obtenir une rétractation de la décision en invoquant un faisceau de pièces jugées déterminantes. Cette requête s’inscrit dans le prolongement direct du litige opposant AEE Power Sénégal à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), déjà marqué par une série de décisions du Comité de règlement des différends, CRD de l’ARCOP. Ces décisions, rendues avaient notamment conduit à la suspension conservatoire du marché litigieux, révélant l’ampleur des tensions entre les différentes parties prenantes. À cela s’ajoutent des échanges épistolaires, des lettres de dénonciation et même une tentative de conciliation organisée par l’ARCOP, restée sans issue. En sollicitant le rabat de l’arrêt, AEE Power Sénégal entend manifestement rouvrir le débat judiciaire sur le fond, en remettant en cause l’appréciation des faits et des procédures par la Cour suprême. Une démarche qui soulève des interrogations sur la solidité de la décision initiale, mais aussi sur la stratégie juridique de la société sénégalaise, déterminée à défendre ses intérêts dans ce dossier estimé à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA. Sur le plan procédural, la requête a été régulièrement notifiée aux parties adverses conformément aux dispositions de la loi organique régissant la Cour suprême. Celles-ci disposent désormais d’un délai de deux mois pour produire leur défense, sous peine d’irrecevabilité. Une échéance cruciale qui pourrait redéfinir les contours de cette affaire aux ramifications multiples. Au-delà du strict cadre juridique, cette nouvelle étape relance le débat sur la gouvernance des marchés publics au Sénégal et sur le rôle des partenaires dans des projets structurants. Alors que le dossier continue de cristalliser les tensions, cette requête aux fins de rabat d’arrêt pourrait bien marquer un tournant décisif dans une affaire devenue emblématique des zones d’ombre entourant certains contrats publics.
 





Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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