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48,5 milliards de francs CFA : Le lourd fardeau que l’État doit à la Senelec


Rédigé le Dimanche 22 Février 2026 à 07:47 | Lu 3 fois | 0 commentaire(s)



C’est un chiffre qui fait froid dans le dos! Lors de l’atelier de présentation du bilan du contrat de performance entre l’État du Sénégal et la Senelec pour la période 2022-2024, le ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, a levé le voile sur l’une des contraintes les plus lourdes qui plombent la société nationale d’électricité. Il s’agit d’une dette colossale de 48,5 milliards de francs CFA due par des institutions publiques à la Senelec.
 
Le ministre a d’abord tenu à replacer ce constat dans son contexte. Le bilan d’ensemble de la Senelec sur la période évaluée est jugé globalement satisfaisant. Les indicateurs globaux de performance dépassent les 100 % sur toute la période 2021-2024 et des progrès tangibles ont été enregistrés sur plusieurs fronts.
 
Néanmoins, Birame Souleye Diop a été sans détour : « La Senelec peut faire mieux, et même bien mieux. » Certains objectifs fixés dans le contrat de performance n’ont pas été pleinement atteints, en raison de contraintes majeures que le gouvernement entend désormais traiter avec détermination.
 
Avec 48,5 milliards de francs CFA d’impayés, ce gouffre financier pèse directement sur le rendement global de la société et fragilise sa capacité d’investissement et de développement. Face à cette contrainte, le ministre a annoncé des mesures concrètes. Des conventions de dettes croisées devront être établies pour couvrir les années 2023, 2024 et 2025, dans le strict respect de l’autonomie financière de la Senelec. Aussi, Birame Souleye Diop a indiqué que les plus hautes autorités de l’État seront officiellement saisies de ce dossier et en premier, le Président de la République, le Premier ministre et le ministère des Finances et du Budget.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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