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Vague de contrôles à Dakar : Les ressortissants étrangers sous tension face à l'intensification des vérifications de cartes de séjour


Rédigé le Mercredi 17 Décembre 2025 à 00:35 | Lu 8 fois | 0 commentaire(s)



Depuis le mois de novembre, les contrôles d’identité visant les étrangers se sont intensifiés dans les rues de la capitale sénégalaise, alimentant un climat de peur "bleue" au quotidien parmi la communauté étrangère. Des véhicules de marque "Ivéco" de la Police sont désormais fréquemment observés dans des quartiers tels que Médina, Grand-Yoff, Liberté 6 et Ouakam.
La peur au quotidien
L'intensification des patrouilles se traduit par une peur constante et des interpellations temporaires, y compris pour ceux qui ont engagé des démarches administratives de régularisation. Pour de nombreux étrangers, le contrôle n'est plus un simple acte administratif, mais un moment redouté.
Un étudiant gabonais confie que "À chaque fois qu'on voit une patrouille, le cœur s'accélère", ajoutant qu'ils ne savent jamais s'ils vont "juste montrer nos papiers ou passer des heures au commissariat".
Une ressortissante gabonaise a témoigné d'une interpellation survenue un dimanche à 18h alors qu'elle se rendait à la pharmacie. Bien qu'elle ait présenté son passeport et sa carte consulaire, ceux-ci ont été refusés car la carte de séjour était exigée. Elle précise que, même sans brutalité, ils ont été "laissés dans un coin au commissariat", et leurs téléphones ont été pris "d'un coup". Depuis cet épisode, elle avoue appréhender chaque sortie, hésitant même "pour de petites choses, comme aller acheter des médicaments".
Décalage administratif et inquiétude
La carte de séjour reste obligatoire pour tout étranger résidant plus de trois mois au Sénégal. Cependant, la lenteur de certaines procédures place les demandeurs dans une zone grise.
Une étudiante ivoirienne nommée Fatoumata explique que son dossier est "en cours depuis plusieurs mois" et qu'elle a "souvent [son] récépissé". Pourtant, sur le terrain, ce document de régularisation n'est pas toujours reconnu, renforçant l'incertitude lors des contrôles répétés. Fatoumata exprime une "angoisse permanente" et avoue que les étrangers modifient leurs habitudes pour éviter certains quartiers ou limiter leurs déplacements aux heures de contrôle.
Les autorités justifient ces contrôles par la nécessité de faire respecter la loi et d'assurer la sécurité. Néanmoins, dans un pays reconnu pour son hospitalité, les étrangers espèrent une meilleure coordination entre l’administration et les forces de l’ordre, afin que la procédure de régularisation ne soit plus vécue dans la peur, mais dans un climat de confiance.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
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Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
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En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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