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Urgence sanitaire à Thiès : les camions de vidange à l’arrêt faute de site sécurisé


Rédigé le Vendredi 6 Mars 2026 à 11:52 | Lu 2 fois | 0 commentaire(s)



Le groupement des videurs de Thiès a franchi un nouveau palier dans la contestation en décrétant une grève illimitée. Cette décision radicale vise à dénoncer l’absence d’un site officiel, stable et juridiquement sécurisé pour le déversement des boues collectées à travers la ville. Aujourd'hui, dans la capitale du Rail, les camions de vidange sont à l’arrêt et les moteurs restent coupés.
Aux quatre coins de la ville, le désarroi s'installe dans les ménages. De nombreuses familles n'ont reçu aucune suite favorable à leurs demandes de vidange et attendent sans réponse. Pendant ce temps, les fosses septiques pleines représentent un danger réel et une menace sérieuse pour la santé publique. Ce constat alarmant a été dressé par Pape Mbaye, responsable des videurs de Thiès, qui s'inquiète des conséquences d'un tel blocage.
Le calvaire de l'insécurité foncière
Le cœur du problème réside dans l'instabilité des espaces de dépotage. Selon Pape Mbaye, les professionnels travaillent dans une précarité permanente. Il explique qu'à chaque fois qu'un site leur est attribué, une tierce personne vient en réclamer la propriété, les accusant d'occupation illégale. Il estime qu'il est impossible de travailler sereinement dans ces conditions de conflit permanent.
Les acteurs du secteur se retrouvent ainsi régulièrement au centre de litiges fonciers qui dépassent leur mission première, laquelle consiste pourtant à assurer l’assainissement indispensable de la ville. Cette situation de "tolérance précaire" suivie d'expulsions brutales paralyse toute la chaîne logistique.
Des garanties administratives pour sortir de la crise
Pour mettre fin au mouvement, le groupement exige des engagements concrets de la part des autorités compétentes. Les grévistes réclament prioritairement l’identification d’un site définitif et aménagé, ainsi qu'un arrêté officiel validant son affectation. Ils demandent également une protection administrative rigoureuse contre toute revendication ultérieure sur le terrain choisi.
Pour ces professionnels, l’absence d’un cadre juridique clair ne fait que favoriser les tensions locales tout en exposant la ville de Thiès à une crise sanitaire majeure. Sans une réponse institutionnelle rapide, le spectre des épidémies liées à l'insalubrité pourrait devenir une réalité amère pour les populations.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
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Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
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En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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